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lundi 6 décembre 2010

Dans ma petite cour du 514
en ce moment, il neige.

Avec mes deux poussins à mes côtés, j'attends mes gars qui doivent entrer de l'école d'une seconde à l'autre.

Je suis en congé.

Et ce matin, je suis allée faire le plein de vrac chez Tootsie. Ça faisait un an que je n'y étais pas allée. Ça me manquait tellement que... j'ai eu un rabais sur la quantité. En plus vendredi, je cuisine mes gâteaux aux fruits.

1kg de fruits dans chaque gâteau, ça c'est du vrai bon stock madame. Aussi bien profiter du rabais.

Alors en regardant la neige qui floconne, je range mes provisions un peu partout dans mes armoires de cuisine trop petites. Je me sens riche.

Je pense que je vais me faire un thé.

dimanche 24 janvier 2010

Le curry et moi

Dans ma vie ALE (Avant Les Enfants),
j'étais une reporter intrépide qui pouvait partir n'importe où sur une pinotte. Je suis toujours une reporter intrépide qui peut partir n'importe où, mais moins sur une pinotte, mettons.

Enfin.

À cette époque, il m'a été donné de passer un mois en Australie. Un mois où je devais pondre un topo par jour et le livrer live-en-vie à 8hrs heure du 514, ce qui fait que j'avais des horaires de fou afin d'être prête chaque soir pour une diffusion à minuit heure de Sydney.

Mes journées se divisaient en trois parties: terrain, montage, studio. Je ne semblais jamais avoir assez de temps. Je travaillais sans relâche de ma chambre d'hôtel et malheureusement, il m'arrivait d'avoir faim. Ce qui n'était pas sans me retarder.

Juste à côté de l'hôtel se trouvait un minuscule "take out" thaïlandais. Le comptoir donnait directement sur le trottoir. Ça été le coup de foudre. Si je n'ai pas commandé dix curry à cet endroit, je n'en ai pas commandé un. Crevettes, porc, végé, poulet. Chaque jour j'y allais. Je revois encore le plat d'aluminium carré et le riz qui venait dans un bol.

De retour à la maison, pendant des années, cent fois j'ai essayé de reproduire ce curry sans jamais y arriver. Vaincue, j'ai abandonné et préféré chérir mon souvenir. On mangeait encore du curry de temps à autre, mais ce n'était jamais "ça".

Puis cet automne, Vancouver et ce restaurant thaïlandais près de l'hôtel. De nouveau cette compulsion du curry: trois en sept jours.

Cette fois-ci par contre, j'étais investie d'une mission. Je devais reproduire ce curry. Je le prenais personnel, c'était entre lui et moi et ça durait depuis des années.

J'ai fait des recherches.
J'ai comparé. J'ai fouillé.
J'étais d'attaque, j'avais un plan.
Ainsi ne reculant devant aucun défi, jeudi avant midi, je suis partie avec ma fille vers une des plus incroyable épicerie asiatique du 514: le Marché Hawaï. Je soupçonnais que si mon curry n'avait jamais fait le poids, c'était à cause de deux ingrédients clés:
le "sweet basil"
et la lime kaffir,
trouvés pour deux fois rien à l'épicerie asiatique.

Déterminée cet après-midi là, je cuisinai sans relâche avec comme seul but la plus haute marche du podium. Je crois que j'ai même impressionné mes fils avec mes histoires, eux qui voyaient à la cuisine tous mes efforts à vouloir maîtriser le curry tel un cowboy montant le taureau.

J'adore raconter à mes naïfs de fils les mythes de ma vie ALE.

Quoiqu'il en soit, la nervosité était palpable à table, mais je savais que j'avais gagné. Y'avait qu'à sentir la lime kaffir. On a tout vidé. Un gros curry comme ça. Avec des tas de riz. Mon chum flottait, moi j'étais à Sydney. Lys s'est resservi, Chinette a mangé du porc, Éloi a léché son assiette et Albi a lancé :"C'est très bon ton dîner maman!".

Ma victoire était totale. Ça m'a pris 10 ans, mais j'ai dompté le curry.

****
J'ai pris ma recette ici.

lundi 9 novembre 2009

Format Club

Aller au Club Organic, c'est la fête!

Le Club Organic est une épicerie bio où on trouve à peu près de tout. Pour ma part, j'y vais uniquement pour leurs céréales et légumineuses en gros. Multiples variétés, bon prix. À droite sur la photo, mon 20 kg de farine blanche. Dans la boîte en carton, 2 fois 5 kg de farine de blé et en dessous, 5 kg de riz basmati. Dans les sacs, un tas d'autres affaires: café, farine de kamut, thé, riz sauvage, levure, raisins secs...

Ne manque plus que le sucre d'orge pour les petits pour que je me sente comme Caroline Ingalls qui accueille son Charles qui revient du magasin général.

Depuis deux ans chez nous, on fait entrer le bio par la porte d'en avant. Quand c'est possible.

J'ai quand même mes incontournables. Ainsi, toutes mes farines sont bio. Thés, cafés, tisanes aussi. Fines herbes et épices. Bananes. Nos "autres laits" (soya, riz, amandes). Puis les légumineuses, riz et autres céréales (couscous, quinoa).

Des fois, je nous paye le luxe d'un 2 litres de lait de vache bio pour faire le yogourt. Tantôt au Club, je l'ai payé 2,69$!

Le prix de certains produits me freine et je me fais un honneur de les boycotter: lait de vache pour notre consommation de tous les jours, oeufs, beurre, poisson. Je boycotte aussi fruits et légumes bio qui ne sont pas d'ici pour leur préférer ceux des producteurs de chez nous.

La viande, quand ça adonne, je la commande aux Jardins Urbains. Ou encore, j'attends les courriels de Louise. Autrement, à moins d'être en congé de maternité et de compter les sous, j'essaie d'éviter la viande d'épicerie, quitte à en manger moins.

J'y suis allée par étapes, au gré de l'argent qui entre et qui sort. Parce que cuisiner est une façon de concevoir la vie. Je ne peux pas me dire de ce pays sans nourrir les miens avec ce qui vient d'ici et ce qui respecte le mieux possible la terre de chez nous.

En plus, ça goûte bon.

Équiterre a mis en ligne différentes façons de manger bio/local selon les budgets.

mercredi 16 septembre 2009

Jardins urbains

Lorsque je travaille, j'ai moins de temps.

Mais je suis plus riche. Et parfois, la richesse peut racheter le temps perdu. Par exemple, faire l'épicerie me prend du temps. Surtout que je visite plusieurs endroits pour la faire: boucherie, fruiterie, SAQ, marché public, épicerie... Ça me prend un demi jeudi, où je suis sensée être en congé.

Alors quand j'ai moins de temps et plus d'argent, quand la tête me tourne à l'idée de faire mon marché pendant 1/2 journée de congé, eh bien je le fais en ligne aux Jardins Urbains.

Et c'est un luxe merveilleux!

Les Jardins Urbains sont situés à 20 minutes de Montréal, à St-Sulpice dans la région de Lanaudière. C'est six acres de terrain où l'on retrouve 15 serres et 3 acres de terre cultivable. C'est aussi la première épicerie de produits biologiques et naturels en ligne.

On y trouve des fruits et des légumes, le plus souvent produits à la ferme. De la viande fraîche et non surgelée, d'agneau, de boeuf, de veau, de volaille et de porc. Biologique ou naturelle. De la boulangerie de Première Moisson ou du Fournil Ancestral. Des centaines de produits biologiques courants d'épicerie et même du poisson frais!

Des biens obtenus, ma foi, à fort bon prix! Particulièrement pour les fruits et légumes de saison et la viande, d'une qualité incroyable.

Tout ça, livré à ma porte pendant que moi, je parle dans le poste.

À se demander comment ils y arrivent.

Hier matin, en allaitant ma fille et sirotant mon café, j'ai planifié mes repas, surfé leur site et choisi mes produits. Et ce soir, je suis rentrée à la maison en sachant que mon chum avait jasé avec le livreur dans le pas de la porte, qu'il lui avait peut-être même offert le café. Puis je l'imaginais ranger soigneusement toutes les denrées livrées dans un gros bac appartenant au livreur, pendant que les garçons dansaient autour découvrant ce qu'il s'y cachait.

Une fois dans la cuisine, j'ai ouvert le frigo et j'ai vu le bacon "Porc Meilleur" dans son papier kraft entre mon Vivaneau entier et un kilo de dinde bio. 80$ de viandes, fruits et légumes.

Pour le reste, je complèterai bien avec une visite éclair au supermarché. Autrement, demain je suis en weekend.

Et je n'ai pas besoin de faire l'épicerie!

jeudi 28 mai 2009

Tootsi!

Pour certains, acheter en gros est un loisir. Chez nous, c'est devenu une nécessité.

Il y a quelques jours, je suis allée chez Tootsie (lien corrigé).

Quand je vais chez Tootsi, ça a toujours des airs de fête. C'est ma bonne adresse d'achat en gros pour cuisiner la pâtisserie. On y trouve des noix, des grains, des fruits séchées et confis et de la confiserie. Une belle gamme de produits biologiques aussi.

Aller chez Tootsie, c'est la quintessence de l'expérience d'achat en gros. Ça ouvre à 7h. C'est au milieu de nulle part. Dans un entrepôt avec tout ce qu'il y a de briques, de néons et d'infinies variations de gris. Et. On ne trouve rien en bas d'un kilo.

Le bon-heur.

C'est ainsi que j'ai acheté 3kg de flocons d'avoines bio. 1kg de raisin sec bio. 3kg (oui 3) de pépites de chocolat pur, 1 kg de maïs à éclater et 1kg de noix de Grenoble. Pis je me suis limitée!

Alors tout est bien entré dans mon chàr...


Mais le problème, c'est à la maison. Va vraiment falloir que je règle le rangement des achats en gros parce que décidément, un sac d'un kilo de maïs à éclater à moitié ouvert dans l'armoire, c'est mettons moins pratique.

Et ça, c'est sans compter le colossal défi de dissimuler 3kg de pépites de chocolat pur dans une maison qui compte 4 enfants.