dimanche 23 août 2009

Oui, oui.

Ceci n'est pas un montage Photoshop.

Lorsque tôt le matin, encore en pyj, je m'aperçois qu'il n'y a plus de lait. Je fais habiller mes chaperons rouges de fils et les envoie en chercher au dépanneur.

s-a-n-s-a-d-u-l-t-e

Je les envoie tous les trois parce que je me dis que le grand méchant loup préfère sûrement les chaperons rouges uniques qui vont tirer la chevillette. Avec mon trio de fils, quand même, ça lui ferait un méchant contrat au sale loup. M'imaginer sa gueule et je rigole!

Anyway, qu'il se pointe le lupus. La Mama n'est jamais bien loin qui rôde à surveiller de son balcon.



Je sais, mes pantoufles auraient avantage à être renouvelées.

jeudi 20 août 2009

Le lait de Cléopâtre


Pendant nos vacances, ma famille et moi sommes arrêtés dans une petite ferme, pas loin de Saint-Siméon dans Charlevoix: la Ferme de l'Âne du Saint-Laurent. Rassurez-vous, je n'y ai pas acheté de viande d'âne pour compléter mon régime végétarien (quoique, j'imagine bien qu'on mange de l'âne quelque part sur la planète), mais plutôt des savons faits à base de lait d'ânesse.

Deux raisons m'y ont incité:

  • D'abord, paraît que Cléopâtre se baignait dans du lait d'ânesse. Cléopâtre est un personnage historique que j'aime beaucoup et Astérix et Cléopâtre, une des histoires qui ont marqué mon enfance. En d'autres mots, ça me plaît bien de penser que je me rapproche un peu de cette reine séductrice et intelligente.
  • Ensuite, la composition du lait d'ânesse est similaire à celle du lait humain, beaucoup plus qu'a celle du lait de vache. Au 18e et 19e siècles, on donnait du lait d'ânesse aux nourrissons que les mères ne pouvaient allaiter. Les bébés étaient nourris à même le trayon de l'ânesse qui était apparemment bien adapté à la bouche du bébé. Une même ânesse pouvait nourrir jusqu'à trois petits humains.
Ceux qui connaissent mon intérêt pour le lait de femme comprennent donc qu'il n'en fallait pas plus pour que je décide d'acheter des produits offerts par la ferme. Et c'est d'ailleurs sans regrets! Les savons créés pour leur gamme de produits cosmétiques appelée Shamâne sont tout simplement... royaux! Doux, crémeux et mousseux (c'est très important, selon moi, parce que beaucoup de savons naturels ne produisent pas assez de mousse à mon goût!) Il est d'ailleurs possible d'essayer les savons sur place. Dans la savonnerie, on a installé un sympathique comptoir avec savons, chaudières d'eau pour rincer et serviettes à main.

À 7$ la demi-sphère de 80 gr., ce n'est pas donné. Pas question, donc, de laisser mon précieux savon fondre dans la douche à la portée des enfants! Mon savon est bien caché dans l'armoire. C'est mon petit produit de luxe à mon tout seul.

Après tout, il ne peut y avoir qu'une reine dans un foyer, right?

Si vous passez par Saint-Siméon (et plus précisément par Port-au-Persil) je vous suggère fortement de faire un crochet par là. Sinon, il est possible de commander les produits sur Internet.

mardi 18 août 2009

Le paradis ou l'enfer?

J'hésite.

... Lorsque l'on cuisine pour la première fois un dessert des plus cochon
et
que l'on se retrouve ensuite la seule de la smala à le trouver franchement bon, c'est une
bonne
ou une
mauvaise
chose?

Comme je suis la reine des desserts, c'est une situation qui m'arrive régulièrement depuis que je suis prise avec un roi qui n'a pas la dent sucrée. Et pourtant, après toutes ces années, je n'ai toujours pas la réponse à ma question.

Encore cette semaine tiens. Je vois cette recette facile et festive à laquelle je ne peux résister. En plus, j'ai tout sous la main. Alors concocte le dit dessert en imaginant mes frimousses se délectant en me portant aux nues.

Mais non. Tous! Ils le trouve, et je cite : "trop sucré", fin de la citation. Voyons tsé, comme si il existait une telle chose que "trop sucré". Duh!

Mon gène de la dent sucrée s'est perdu quelque part dans le mélange de nos ADN semble-t-il.

*soupir*

Pour me sentir moins seule avec mon moule 8X8 à moitié plein, je laisse la recette ici.

Carrés au beurre d'arachide et chocolat

2 tasses 1/2 de céréales de type Rice Crispies
3/4 de tasse de beurre de pinottes (non sucré, ça doit être ça le truc)
1 tasse de sucre
1/4 de tasse de beurre
1c. à thé de vanille

1 tasse de pépites de chocolat
3 c. à table de beurre

Graisser légèrement un moule 8X8.

Dans une casserole, faire fondre le beurre, le beurre de pi, le sucre et la vanille à feu moyen. Mélanger souvent afin d'éviter que cela ne brûle. Y ajouter les céréales et brasser en retirant du feu jusqu'à ce que le tout soit bien incorporé.
Presser fermement et également le mélange dans le moule 8X8 et réserver.

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre et les pépites de chocolat puis verser sur le mélange de céréales en étendant bien pour tout couvrir.

Réfrigérer au moins 1h avant de servir.

lundi 17 août 2009

Voyager, c'est...

Se saucer dans le fleuve en bobettes


Manger en plein air


Regarder un coucher de soleil avec son grand-papa.

Et griller des guimauves.

C'est aussi, errer sans liste dans un épicerie de Rimouski.





Moi aussi, de retour de vacances.

jeudi 6 août 2009

Départ pour l'île



Le temps des vacances.

Une maison. Sur une île. Pas d'épicerie, pas même de dépanneur.

Il y a quand même un plaisir à planifier les repas de vacances pour la smala. Six soupers, six déjeuners, quatre dîners. Le vin, apéro et digestif, le jus, l'eau minérale. Les collations, grand plaisir de grignoter quand bon nous semble. L'air du Fleuve, ça creuse petits et grands estomacs.

Ce qu'on apporte d'ici. Ce qu'on achète sur la route: à l'épicerie, chez les producteurs du coin croisés au petit bonheur du chemin. Ce que nous offriront les pêcheurs de l'île. La liste d'épicerie détaillée, pour ne rien oublier. S'il fallait mon dieu!

Ensuite, demain, les sacs Ziploc plein de farine pour nos crêpes et nos pains. Les fines herbes, l'huile, le vinaigre, mes confitures, bien emballés dans des linges à vaisselle propres et déposés sur ma nappe à carreaux rouges.

Puis enfin, la route qui nous mènera là où nous irons.

Nécessairement on oubliera bien quelque chose. Mais on fera sans. Et je cuisinerai en me rationnant pour qu'à la fin du séjour, on demande aux enfants de prendre encore un autre verre de lait pour réussir à tout vider ce qu'il nous reste en trop et qu'on ne pourra pas rapporter.


On se retrouve de l'autre côté des vacances avec plein de belles tablées. J'espère que votre camping se déroule bien Madeleine.

lundi 3 août 2009

Ôde à la ménagère

Reine et intendante du foyer,
la maman doit pouvoir en contrôler les revenus et les dépenses.
Du maintient de cet équilibre
dépendent la sécurité et la sauvegarde de la f a m i l l e .

Après la messe, la maman se hâte vers la cuisine.
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien.
De tous les arts domestiques, la cuisine est de loin le plus agréable,
n'est-ce pas messieurs?

On ne prépare pas un repas au hasard.
Il faut un menu bien établi
qui puisse permettre à ces cordons bleus d'observer les lois de l'alimentation!

- Femmes dépareillées, film d'Albert Tessier, 1948


En 1910, le Québec compte quatre grandes écoles ménagères. Elles sont sous le contrôle du ministère de... l'agriculture! En 1937, les 16 écoles ménagères accueillent quelques 230 jeunes filles. Ces écoles proposent un programme qui valorise la vocation de la femme comme épouse et mère.

Dans un autre espace-temps, c'est en 1925 que Marthe Pelland devient la première québécoise à être admise dans une université francophone.
L'histoire ne dit pas si elle savait faire les conserves.