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mercredi 9 novembre 2011

Jour 86

Malgré toutes nos bonnes intentions de départ, on rend les armes: on quitte le navire.

C'est pas parce qu'on a pas de cuisine qu'on doit quitter la maison quelques jours. C'est parce qu'on a des nouveaux planchers.

Des planchers qu'on doit sabler et vernir.

Ça n'aurait pas été si mal si ces travaux avaient été circonscrits à la nouvelle partie de la maison. L'affaire, c'est qu'on a décidé, tant qu'à faire, de faire sabler et vernir tous les autres planchers. En tout cas, ceux du rez-de-chaussée et de l'escalier, qui ont été hyper abîmés pendant les travaux.

Sabler des planchers, ça fait de la poussière en os***. Et vernir des planchers, ça sent le câ*****. Monsieur D. le sableur, a beau utiliser un vernis à base d'eau, y'a quand même un peu de COV là-dedans. Alors on va éviter ça aux petits poumons des oursons.

Un des oursons d'ailleurs, on s'en était douté, prend plutôt mal ce déménagement temporaire.

J'ai pas envie de partir d'ici! J'étais contre les rénovations! Vous auriez
dû demander à toute la famille de voter avant de décider ça!

Courage mon fils, tiens bon, on y est presque.
C'est la dernière grosse étape au fond. Quand on va revenir, je serai à exactement 10 jours de l'installation de ma nouvelle cuisine.

En attendant, avec L. et D., le nouveau chef de chantier, on a tout déménagé dans le garage (tsé, puisqu'on en a un maintenant, héhé). Tou-te, même le frigo.

C'est de la job en maudit. Je suis fatiguée en masse. Hier, au bord de l'épuisement, j'ai dit à L. d'oublier ça, que finalement, on mettrait du prélart à grandeur.

Il a juste rit.

Personne ne me prend plus au sérieux sur ce chantier.

Alors c'est ça.

En passant ne stresse pas Madeleine, on ne s'en vient pas chez vous. On s'est trouvé un super bel appart dans Rosemont. Tout meublé. Y'a même un bain, dans lequel je vais plonger dès mon arrivée ce soir après le travail.

Je ne verrai pas l'avancement des travaux pendant toute une semaine. J'ai remis à D. le porte-clé qu'Albi m'a offert pour la fête des mères en lui disant bien que s'il l'abîmait, il y aurait des conséquences.

Quand je vais revenir dans 8 jours, je pense que je vais avoir un choc. Un choc de beauté. Ensuite, ça va juste être une qualité de vie qui va s'améliorer de jour en jour.

Tu vas retrouver l'ouïe pour Noël Madeleine et moi, je devrais retrouver une maison.

Rejoice.

mercredi 5 octobre 2011

Souper de brousse trois étoiles

Tu écrivais hier que lors du premier repas dans votre maison en rénos, ton chum t'avait lancé: "On dirait que ça va mieux Madeleine! On arrive à cuisiner dans cette maison!"

Cuisiner dans une maison, c'est vraiment l'habiter. Cuisiner tout court, c'est la vie qui prend possession d'un espace.

Tiens, c'est une partie de ma cuisine de brousse.
Quand j'ai vu ça hier après-midi, j'avoue que j'ai quand même un peu soupiré. C'est L. qui m'a tout organisé. Avant de quitter, il m'a dit avec un sourire un peu piteux que tout était fonctionnel. Je pense qu'il m'a pris en pitié parce qu'il a passé l'aspirateur partout dans la maison.

J'ai soupiré, puis je me suis retroussée les manches. J'avais une heure devant moi. J'ai empli mon seau d'eau et j'ai lavé tous les planchers de l'étage. La poussière qu'il y avait là ma fille! J'ai changé l'eau cinq ou six fois.

J'ai fait la vaisselle du matin, j'ai tout rangé dans mes bacs et je me suis attaquée aux lunchs des gars. Ensuite, j'ai sorti mon encyclopédie Jehane Benoît et j'ai préparé mon plan de travail sur la table de la salle à manger.

C'est une fois debout devant ma cuisinière à faire dorer des lanières de boeuf dans un peu de beurre et d'huile d'olive que j'ai su que ça marcherait. Ouais, je vais arriver à cuisiner pour ma gang! Ça se peut.

On a eu un vrai bon souper. Je sais pas si c'est l'ambiance cuisine de brousse, mais tout le monde s'est resservi. Même si y'avait des champignons. Au milieu du repas, mon chum a déclaré:
- Les boys, Blanche, vous voyez de quoi à l'air notre cuisine? Ben malgré ça, ce soir, on mange mieux que 99,5% des gens qui ont une cuisine en parfait état!
J'avoue que j'étais rose de fierté.

Ce matin, quand D. a vu ma cuisine il s'est écrié:
- Criss de belle cuisine. Une fois vernis, ça va t'être écoeurant! Youhahaha!

L. était là, tout sourire. Mine de rien je lui ai lancé:
- En tout cas L., je sais pas ce que vous avez mangé chez vous hier soir,
mais nous autres, on a eu du boeuf stroganof pis du gâteau dattes et
oranges. Je dis ça de même.

C'est la première fois que je vois L. perdre son sourire. Tout d'un coup.

Que veux-tu, c'est parfois l'effet que je fais aux hommes...

Tu crois que si je lui promettais une part de gâteau, il travaillerait un peu plus vite?

jeudi 29 septembre 2011

Viens voir les comédiens

Le jour où ça c'est décidé - Scène 1

[Rideaux s'ouvrent. Salle à manger d'une maison du 514. Fin d'après-midi de septembre. Coups de marteaux, drill et chain saw en arrière plan. Soleil inonde la pièce. Elle et lui sont assis à table. Ils se font face, mais regardent dans le vide.]

Lui: Combien de temps déjà il a dit qu'on n'aurait pas de cuisine?

Elle: Une semaine. L'entrepreneur a dit que viendrait un moment où on n'aurait pas de cuisine pendant "au moins une bonne semaine".

[Silence]

Lui: Va falloir penser à quelque chose. On pourra pas rester ici.

Elle: Ouan. On pourra pas. Mais on va où? Y'a jamais assez de place chez mes parents, oublie ça. En plus le trafic...

[Silence]

L: On pourrait... séparer la famille.

E: SÉPARER LA FAMILLE, ES-TU FOU?!?

L: Capote pas. Regarde. Admettons. Toi pis Blanche, vous allez chez tes parents. Moi pis les gars, on va... euh... on va chez Madeleine.

E: Ah ouan, han? Chez Madeleine. Y vont aimer ça.

[Silence]

E: Pourquoi pas louer deux chambres au Motel Ideal sur Lajeunesse? Y doit avoir des cuisinettes! Pis on va être juste entre l'école pis le CPE...

L: AU MOTEL IDEAL, ES-TU FOLLE?!?

[Silence
*marteaux, drill, chain saw*
Silence]


E: L'entrepreneur là... si tu te souviens, il a bien dit qu'on n'aurait plus ...

E + L: ... de cuisine, ouan.

E: ... y'a pas dit qu'on n'aurait plus de... maison. Y'a ben dit, plus de...

L: ... cuisine... Ouais! Tu veux dire que...

E: ... que au fond, une cuisine... s'tu si *grave* si on n'a pas pendant une semaine? Tsé, on a nos lits, la toilette de la cave...

L: Ouin, vrai. Le resto pendant une semaine, c'est clair que c'est moins compliqué que de déménager tout le monde...

E: Pis moins cher que le Motel! À part ça le resto, pfft... Pas besoin d'y aller trois fois par jour non plus. On a juste besoin d'une glacière pour les déjeuners ou des repas froids! Qu'est-ce t'en penses?

L: Au fond... Ouan. Ok.

E: Ok. Au fond. Tsé.

[Les deux se lèvent. Retournent à leurs affaires. Fondu au noir. Rideaux.]

mardi 27 septembre 2011

Cuisine de brousse

Le fun commence.

On s'est assis avec notre entrepreneur et son contremaître hier. Lundi prochain, ils ouvrent.

Traduction: ils défoncent les murs pour raccorder la nouvelle partie à l'existant. Et l'endroit où ils ouvrent au rez-de-chaussé =>> c'est ma cuisine.

Selon mon entrepreneur, c'est un détail:
- Ok. On va défoncer ici, mais on va vous faire un mur temporaire par là. Le four va aller dans votre salle à manger, pis le frigo aussi. L'électricien va juste passer les fils. Facile de même.
Pour le contremaître aussi, c'est un détail:
- Deux ou trois armoires, ça vous tenterait? Je vais vous les clouer en haut ici, sur le mur du côté. Je peux vous en mettre à terre aussi, vous allez pouvoir garder vos affaires.
- Ok, je dis avec une voix que j'espère limite nonchalante-j-en-ai-vu-d-autres, pis... avez-vous pensé... à un point d'eau?

- L'évier, tu veux dire Annie,
a corrigé sans nonchalance aucune mon chum. L'évier, pis le lave-vaisselle.
Les deux se sont regardés comme si on parlait araméen. Visiblement, c'était un détail auquel ils n'avaient pas pensé. Ils se sont reculés dans la cuisine avec le plan en faisant un caucus auquel le commun des mortels ne comprend pas grand chose.

Après 3 secondes et quart de gesticulations et discussions animées, ils sont revenus nous voir:
- Pas de trouble. À place, on va faire passer le mur temporaire ici, juste à côté de la colonne de plomberie...

- ... les fils électriques vont passer par là...

- ... jusqu'à votre four, dans salle à manger...

- ... pis ici, on va vous installer une cuve amovible. Avec le lave-vaisselle à côté...

- ... peut-être. Le lave-vaisselle à côté.
Là, j'ai eu furieusement envie de hurler de rire. J'aurais juré qu'eux aussi. Mon chum lui, avait les yeux grands, grands. Il ressemble à Albi dans ce temps là, mais c'est un autre sujet.

Faque c'est ça. Faut tout vider la cuisine. Tou-te. Il vont stripper en une seule journée. Le soir, ça va être sur le gyproc. Et je vais avoir ma cuisine de brousse.

Avec peut-être pas de lave-vaisselle.

jeudi 15 septembre 2011

15 minutes pour sauver le monde

"T'aurais pas mieux fait de rester là-bas? m'a fait remarqué mon homme alors que je revenais d'aller reconduire Victor chez l'orthopédagogue. Faut déjà que tu repartes."

C'était lundi. Ou la journée où j'ai compris que la routine école-hockey-piano-orthopédagogie-natation venait de reprendre ses droits. Le souper avait été chaotique parce que j'avais oublié que ma fille avait un cours de piano. Oublié aussi que mon fils allait pour la première fois chez une nouvelle orthopédagogue. Pis, tant qu'à faire, je m'étais aussi donné la peine d'oublier que mon homme avait une réunion le même soir.

Je m'étais subitement rappelé de tout ça entre 17h04 et 17h05, soit au moment où je commençais tranquillement un souper qui se voulait délectable: une sauce maison avec des tomates du marché, des boulettes et du spaghetti, le tout accompagné d'une bonne salade verte et disposé avec élégance sur ma table rouge dans ma cuisine bleue.

Finalement, à 17h34, j'avais garoché des assiettes sur la table et on avait mangé une sauce tomate pas assez mijoté dans laquelle j'avais jeté une canne de fèves blanches avec pas de salade verte.

À 17h52, j'étais dans l'auto en train d'expliquer à mon fils pourquoi il y était assis, qui il allait voir et dans quel but parce que si j'avais oublié le rendez-vous, j'avais évidemment surtout oublié d'en discuter avec lui.

Heureusement, l'orthopédagogue est charmante et compétente. Si, à 17h17, je m'étais brièvement demandé s'il ne valait pas mieux tout annulé, au moment précis où j'avais traversé le pas de sa porte, je savais que la décision était bonne. Mon fils, Annie, mon brillant de fils, il aura toutes les cartes dans son jeu pour s'épanouir comme il l'entend.

Parle, parle, jase, jase, je suis repartie et suis arrivée à la maison à 18h32. Me restait exactement 18 minutes avant de repartir à nouveau.

"T'aurais pas mieux fait de rester là-bas?" m'a donc dit mon homme. Il n'avait même pas fini sa phrase que j'avais déjà enfilé mon tablier et mis mes mains dans l'eau de vaisselle en me disant que 15 minutes, c'était toujours bien 15 minutes. Et que parfois, c'est tout ce que ça prend. Trois casseroles plus tard, je lavais la table et y mettait les assiettes du déjeuner, je remplissais la bouilloire et démarrais le lave-vaisselle. Après quoi, j'ai fait les lunchs et plié une brassée de serviettes qui traînait depuis la veille sur mon lit.

Et je suis arrivée 3 minutes à l'avance chez l'ortho.

15 minutes. C'est beaucoup dans le fond.

Bon. Je n'avais pas réglé le sort du monde.

Mais tsé.

Quasiment.

samedi 10 septembre 2011

L'Âshram de la tomate

Des fois, je sais pas à quoi je pense.

Mardi midi, je suis allée faire un tour au marché avec Blanche. On avait le temps, il faisait beau, on a flâné parmi les fruits et les légumes qui débordent des stands extérieurs.

Puis je l'ai vu. Tu sais les gros paniers de tomates italiennes? Ouais, ceux-là, les plus gros des plus gros. Je les entendais clairement tsé: "achète-nous, achète-nous". Alors j'ai acheté. De peine et de misère j'ai glissé l'immense panier dans la voiture et je suis revenue à la maison.


Et c'est là qu'on dirait que mon cerveau s'est remis à fonctionner. C'est que le panier, il prenait presque toute la cuisine. Avec les travailleurs qui vont et qui viennent dans la maison, du coup il me semblait encore plus immense. Et mon congélo encore plus plein... Mettre en pots?!? Dans le bordel actuel? Oublie ça, es-tu folle. Je ne suis pas comme Manon, moi. En tout cas, pas cette année.

Il était déjà 16 heures et je me demandais encore ce que j'allais pouvoir faire de toutes ces tomates...

Je me suis couchée ce soir là, en n'ayant toujours pas trouvé de réponse. Le panier est donc resté devant la porte de ce qui était naguère ma cuisine d'été. D'ailleurs le lendemain matin, j'étais un peu gênée quand un travailleur s'est retrouvé bloqué à l'extérieur: "Oh, attendez. Je tasse mes tomates et voilà! Faites comme chez vous, eh, eh."

Finalement, mercredi et jeudi, le soir après le travail, le souper et l'occupage des besoins de tous, j'ai enfilé mon tablier et j'ai préparé mes tomates pour la congélation. Ça ne me tentait pas trop quand même et je maudissais ce panier de tomates que j'imaginais pourrir là pour l'éternité. "Crisse-le dans le container chéri, avec la brique pis toute le reste!"

Reste que y'a quand même quelque chose d'extrêmement réconfortant à faire des provisions pour sa famille. Je sais pas, c'est comme plus fort que la modernité. Mon chum couchait les enfants et moi, je faisais les gestes de l'essentiel, ceux qui nourrissent, qui gardent en vie. À travers eux, c'est moi que ça apaisait. Petit travail spirituel des mains avant de conclure la journée.

Pourquoi payer pour aller faire du yoga méditatif quand tout, au fond, est dans la tomate?

Petit sac par petit sac, elles ont fini par toutes entrer dans le congélo.

Des fois, je sais pas à quoi je pense. Mais y'a des fois où ça fait du bien de pas penser.

dimanche 17 juillet 2011

Ça s'en vient, ça a l'air!

------- Début du message :
Expéditeur: Entrepreneur
Date: 17 juillet 2011 09:54:40 HAE
Destinataire: 'Annie'

Objet: Planification du projet

Bon matin,

Vous serait-il possible de m’envoyer – une photo de la maison du fond de la cour, deux photos du cabanon à déplacer (face et côté), une photo de la maison vers le fond de la cour (pour planifier l’aménagement du chantier), une photo de la maison de la rue avant, incluant l’espace ou sera le nouveau garage.

Merci à vous

Entrepreneur



------ Début du message
De: Annie
Date: Sun, 17 Jul 2011 13:53:39 -0400
À: Entrepreneur
Objet: RE: Planification du projet

Bonjour Entrepreneur,

Voici les photos, j'espère qu'elles conviendront.
Je vous souhaite un bon dimanche, n'hésitez pas s'il y a quoique ce soit,

Annie


------ Début du message
De: Entrepreneur
Date: Sun, 17 Jul 2011 14:36:00 -0400
À: 'Annie'

Objet: RE: RE: Planification du projet

Merci pour les photos!

IMPORTANT : TOUTES LES PLANTES OU ARBUSTES À CONSERVER DEVRONT ÊTRE ENLEVÉES ET INSTALLER EN POT OU EN TERRE SUR LE TERRAIN DE FAÇADE OU SUR LE CÔTÉ GAUCHE DE LA MAISON, TOUS LES ARBRES OU ARBUSTES DU CÔTÉ NOUVEAU GARAGE OU AGRANDISSEMENT COUR DEVRONT ÊTRE ENLEVÉS ET COUPÉS AU SOL AVANT LES TRAVAUX

NOTE : TOUTE LA COUR NE SERA PLUS UTILISABLE DURANT LES TRAVAUX

LE CABANON DEVRA ÊTRE VIDÉ À 100% POUR LE DÉMÉNAGEMENT

REQUIS POUR LE 15 AOÛT

Salutations,

Entrepreneur


------ Fin des messages

samedi 19 février 2011

Ça coûte cher

Ça coûte cher l'épicerie.

De juin à décembre, 44 millions de personnes sont tombées dans l'extrême pauvreté suite à la hausse des prix alimentaires. Les cours mondiaux du blé, du maïs, du sucre, du soja, du riz et des huiles alimentaires sont en hausse.



Cette illustration est tirée du blogue de l'illustratrice Geneviève LeBel Les images de Leb. Visitez la!

Alors je ne suis pas folle. Ce n'est pas le cours mondial de l'appétit de mes quatre enfants qui connaît une forte augmentation, c'est ce qu'on mange qui coûte plus cher.

L'envol des prix a déjà commencé à produire ses effets. Dans les pays du Sud, la faim du monde change la donne géopolitique et la colère de la rue va se faire sentir.

Je ne suis pas colère. On gagne bien notre vie, nous n'aurons jamais faim. Je ne peux pas dire par contre que l'augmentation du prix de mon panier d'épicerie me laisse de glace. Depuis à peu près un an j'avoue qu'il y a eu un petit laisser aller. J'ai moins fait attention aux dépenses de nourriture, moins de listes, moins d'achats en gros, moins de prévoyance...

Manger, manger, c'est bien beau. Reste que ça me tue d'avoir l'impression de ne pas en avoir pour mon argent.

Va falloir s'y remettre. Replonger dans la boîte à idées. Je pars à la recherche de trucs pour rentabiliser mon panier d'épicerie...

mardi 21 décembre 2010

La tourtière

Comment tu fais?
N'est-ce pas une question que tu entends souvent Madeleine?

Comment tu fais pour avoir 4 enfants?
Comment tu fais pour arriver à faire ton pain?
Comment tu fais pour travailler à temps plein?
Comment tu fais pour réussir à t'entraîner?

Comment tu fais pour en plus faire de la tourtière à Noël?
YYYYY

Pour la première fois sur nos ondes,
voici enfin révélé le secret de...

Voici comment je fais pour
en plus
faire de la tourtière
- en 5 étapes faciles!

1ere étape
Le vendredi avant-midi, achetez 2kg de viande à tourtière au marché avec l'intention de faire de belles tourtières pour Noël.

2e étape
Le samedi, travaillez. Ensuite, faites luncher les enfants. Dormez un peu, allez jogger, préparez votre fils pour son match de hockey auquel il ira avec son père pendant que vous ferez le souper. Vers 19h00, soupez en famille. En vous endormant, dites-vous que vous aurez tout le temps voulu demain de faire cuire la viande à tourtière.

3e étape
Le dimanche, travaillez. Revenez à temps pour le brunch pendant que votre père est au hockey avec votre fils. Après le bruch, laissez un de vos fils chez son ami et l'autre chez ses grand-parents pour son 2e match de hockey de la journée. Quittez ensuite avec votre homme et vos deux petits pour St-Ambroise-de-Kildare chercher votre
agneau. Revenez en ville chercher votre fils chez son ami puis allez souper chez vos parents afin de récupérer votre joueur de hockey qui vient d'en gagner 2 de suite (Go Braves go!). Revenez tard et subitement, souvenez-vous de votre 2kg de viande qui repose au frigo. Couchez les enfants et revenez faire cuire votre viande avec les épices de circonstance + quelques légumes râpées pour plus de smootchetée lors de la bouchée. Réservez la viande dans un immense plat au frigo. Couchez-vous en vous demandant à quel mausus de moment vous arrivez à faire votre maudite pâte à tarte avant le départ pour la campagne jeudi!

4e étape
Le lundi, levez-vous. Préparez les enfants pour l'école et allez les mener. Revenez déjeuner avec les petits, puis allez les reconduire à la garderie. Faites votre magasinage des fêtes puis filez au bureau. Travaillez. Revenez à la maison. Vers 21h, enfilez votre tablier et sortez votre bac de farine. Si votre chum vous demande voulez ben me dire ce que vous faites là avec votre farine?!? souriez et dites simplement: la pâte à tarte pour les tourtières de Noël, chéri. Rapellez-vous pourquoi vous l'aimez alors qu'il vous sert un gin tonic et reste à vos côtés à vous observer. Faites votre pâte, divisez là en deux grosses boules et placez au frais. Allez vous coucher en vous demandant à quel cristi de moment exactement vous ferez bien cuire les tourtières...

5e étape
Le mardi, levez-vous. Préparez les enfants pour l'école tout en roulant votre pâte à tarte. Avant qu'ils ne se brossent les dents, foncez vos plats à tarte puis garnissez-les de viande cuite. Commencez à vous dire que ça pourrait faire un chouette billet de blogue. Programmez votre four et allez mener les grands à l'école. Revenez déjeuner avec les petits et avant de siroter votre première gorgée de café, ouvrez la porte du four, puis célébrez. Vous le valez bien!


Tu trouves ma vie folle Madeleine? Bah, t'as peut-être raison. Un peu. Mais c'est comme ça que je l'aime et c'est celle que j'ai choisie.

Et puis le soir du 26 décembre, au creux d'une forêt, une famille de 6 sera réunie autour d'une table dans une vieille maison de briques à manger de la tourtière de Noël.

C'est comme ça que je fais et je ne ferais pas autrement.

vendredi 26 novembre 2010

Traîneries

Je n'ai pas de ficher excel,
mais j'ai aussi revu ma façon de faire pour me simplifier la vie.
Ce qui m'a aidé?
Laisser traîner.

Yep. Un midi, j'avais laissé sur la table quelques livres de recettes que j'avais reçus au travail. Au retour de l'école, en prenant la collation, voilà que mon difficile de fils me lance: "Heille maman, j'aimerais avoir ça comme lunch!"

Qu'était-ce que ce "ça"?
Un sandwich aux légumes et au pesto. Ouais, légumes comme dans courgettes.

Fiat lux!

Sautant sur son intérêt, j'ai demandé à mon 9 ans de choisir une autre recette. J'ai préparé les deux garnitures à sandwich le dimanche après le brunch et voilà le travail! Avec comme bonus un fils très fier d'avoir choisi ses menus... et un autre très intéressé à choisir à son tour.

Alors maintenant, ils s'impliquent. Ils doivent s'entendre entre eux et me présenter deux recettes par semaine. On a eu: pitas à la grecque, boucles aux jambon, salade de couscous, baguels à la goberge et paninis à l'italienne. Facile comme ça. Pis bon.

Sandwich au pesto de Marie-Claude Morin
Pour 4 sandwichs
4 muffins anglais
fromage à la crème
pesto
huile d'olive
1/2 tasse d'oignon haché finement
1/2 tasse de courgette
1 tasse de carottes râpées
1 c. à soupe de tournesol
Dans une poêle, faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive.
Ajouter la courgette et les carottes.
Laisser ramolir à feu moyen.
Incorporer les graines de tournesol et réserver.
Séparer le muffin anglais en deux.
Étendre le fromage à la crème sur une partie et le pesto sur l'autre.
Déposer le mélange dans le sandwich.


C'est bien beau l'ordre et le rangement, mais c'est ma mère qui sera surprise d'entendre que mes traîneries m'aident à m'organiser...

mardi 2 novembre 2010

Temps d'arrêt

Ça t’arrive Annie, de trouver que tout est juste… trop? D’avoir tellement débordé de vitalité que tu as laissé des petits bouts de toi ici et là?

Je me suis sentie comme ça dernièrement. Comme si j’étais dans une spirale. J’arrivais à tout faire, mais j’avais l’impression d’être toujours dans l’urgence. J’avais un plan général dans ma tête, mais je passais mon temps à éteindre des feux. Je sautais d’une activité à l’autre sans réfléchir.

Pis là, toute la fragilité de la vie m’a comme sauté en plein visage.

Temps d’arrêt. Une semaine à penser. Seule, chez-moi. Une semaine à faire le point.

Mais c’est pas tout d’arrêter. Il faut aussi avoir un plan de relance. Il fallait tout revoir : la gestion du travail, de l’entraînement sportif et des tâches ménagères.

J’ai consulté les spécialistes : mon père, mes tantes, mon oncle et toi pour le travail. Mon coach pour la course. Et pour la maison, j’ai appelé mes girls. On s’est rencontré autour d’un thé. J’avais apporté un cahier spirale et un stylo.

« Mesdames, aie-je commencé, je vous ai convoqué à cette réunion pour discuter de mon organisation du temps. Plus précisément pour établir un plan d’entretien de la maison qui marche. Je sais que ça peut fonctionner. Ma vie, je veux dire. Faut juste que je m’organise mieux. Que j’arrête de courir comme une poule pas de tête. Alors, dites-moi, grandes prêtresses de la gestion familiale, comment je fais. Et commençons par la base : quelles sont les étapes à suivre pour garder une cuisine propre avec le moins d’effort possible? »

Alors on a parlé. Pendant deux heures. Elles ont été généreuses de leur savoir. Elles m’ont offert leur soutien. Dire qu’il y en a beaucoup pour croire que ce savoir de mères ne compte pour rien.

Mercredi, j’ai passé la journée dans ma cuisine et ma salle de bains à faire un grand ménage trop longtemps négligé. Tsé, quand toutes les poignées de tes armoires de cuisine sont noires de traces de doigts?

Jeudi, on a monté un plan sur un tableau. Tableau que j’ai ensuite transcrit dans un fichier Excel, avec des codes de couleurs pis toute : le orange pour les tâches ménagères, le vert pour le travail, le bleu pour la course à pied et le rose pour le repos et le temps en famille. J’ai imprimé mon fichier et je l’ai collé dans ma cuisine, juste en haut du toasteur.

Survie. Pas dans le sens de faire juste ce qu’il faut pour maintenir la vie. Non. Sur-vivre : vivre après, vivre encore, continuer à vivre, vivre plus.

Hier, après une semaine d’absence, je retournais au boulot. J’étais stressée.

T’es belle, m’a dit mon homme alors que je m’habillais. Je t’aime, a ajouté celui qui le dit rarement mais qui n’en pense pas moins.

Le cœur gonflé de courage, je suis retournée dans la vie.

La vie est belle Annie. Parfois, faut juste mieux la faire rentrer dans un petit fichier Excel.

vendredi 20 août 2010

Petits et gros pots

Ma confiture est faite.
Et cette fois-ci, contrairement à l'an passé, je suis certaine que nous allons couvrir en bardeaux. J'ai bien du faire 12 pots de plus.
Depuis juin que je fais de la confiture ici et là, à temps perdu. Souvent le dimanche, après le brunch avec des fruits achetés au marché. D'abord les fraises, puis les framboises. Les bleuets, bien sûr. Et quelques petits pots de pêches puis enfin de prunes.

Trente pots qui veillent aux grains, bien cordés dans mon sous-sol à attendre leur tour. Cet hiver s'ajouteront quelques pots de marmelades et au printemps prochain, ma saison de confitures débutera avec la rhubarbe, comme me l'avait si bien suggéré l'amie Manon.
Dame Chinette travaillant très fort pour couper les prunes
Quelques leçons:
  • Très payant de surveiller les ventes de sucre afin d'en faire des réserves.
  • L'an prochain, moins de fraises. Chaque fois c'est pareil. Je suis enthousiaste de commencer mes confitures et je me jette dans les fraises. Sauf que je la réussis moins bien... Chaque fois trop liquide, peu importe la recette. J'abdique - même si ça fait de la bonne garniture pour le yogourt...
  • En revanche, encore plus de framboises, de bleuets et surtout de prunes!
  • Pourquoi ne pas noter plus scrupuleusement les prix des fruits et la quantité de pots?
  • Se procurer de plus petits pots tout mimi pour en offrir plus!
  • Expliquer à ma fille que ça coupe mieux la lame par en bas.
Je l'ai fait mercredi ma confiture de prunes. En sachant que c'était ma dernière de l'année. J'ai rangé mes pots à la suite des autres avec beaucoup d'orgueil.
Déjà, j'étais un petit peu plus près de l'automne.

lundi 22 février 2010

À la rescousse!

Madeleine, on a besoin de nous.

J'échangeais avec cette chère Marypa quand elle m'a lancé:
J'aimerais ça savoir comment tu bâtis tes menus, je nage dans le noir total, donc ça niaise ben trop pis j'ai besoin de cet outil pour nous sortir du marasme alimentaire !
Est-ce que tu bâtis tes menus Madeleine?
Il existe bien sûr des outils sur la toile, mais j'ai longtemps pensé à la question de mp afin de lui trouver une réponse intelligente. En fait, ce n'est pas tout le temps que je planifie nos menus. Ce n'est pas non plus une tâche qui me prend énormément de temps. Pourtant, j'ai ma méthodologie complexe, mais complètement intégrée. Je veux dire que j'ai tout ça en tête.

Des petites cases que je remplis mentalement chaque semaine.

Si je planifie mes menus, je le fais par nécessité. Le travail qui fait en sorte que, surtout trois fois par semaine, on n'a pas de temps à perdre à faire les courses quotidiennes, ni même le loisir d'ouvrir le frigo et de contempler son intérieur en méditant sur ce qu'on pourrait bien manger ce soir. Quand je ne travaille pas par contre, on peut très bien vivre à l'européenne et faire nos courses au gré de notre appétit.

Comment décides-tu de ce que ce que vous mangez?

Chez nous, aie-je expliqué à Marypa, j'y vais par cases. De mémoire, je sais que j'ai trois ou quatre cases de repas végé, une case de congélo (lire: on pige dans les réserves), une case de fin de semaine (lire: on se paye la traite), trois cases de "trois fois par semaine" (lire: hyper simple), une case de poisson, une case kids friendly (lire: les gars suggèrent), une case brunch et ensuite, je jongle avec tout ça pour à peu près arrêter 7 soupers et notre brunch du dimanche.

Ah oui! autre critère, j'essaie d'avoir au moins deux repas qui font des restes pour mes lunchs et un dîner chaud pour mes écoliers.

Oui ça demande une certaine discipline mentale, mais en même temps, depuis la question de Marypa, je réalise que ça facilite ma vie. Ça n'a rien de routinier non plus. Les classiques reviennent oui, mais en même temps, la journée des courses, j'aime fouiller les livres et les sites à la recherche de recettes alléchantes. C'est peut-être moins spontané, surtout pour mon chum qui parfois me lance un:
m'semble que je mangerais ça ce soir...
auquel je dois répondre que
chéri, c'est que tu aurais dû me le dire jeudi...
ce qui lui coupe invariablement l'élan.

En revanche, c'est vachement économique.
Mais pour mp ce n'est pas un critère, elle bat tous les records de ce côté.

Au fond, en y pensant bien, c'est vrai que ça sort du marasme alimentaire de prendre le temps, une fois par semaine, de vraiment penser à ce qu'on va manger.

Des idées pour aider Marypa? Nos lectrices ont sûrement aussi leur avis là-dessus.
On se retrouve dans la section commentaires?

vendredi 1 janvier 2010

Tradition des fêtes

J'ai une tradition du temps des fêtes. À chaque année, comme j'ai un peu de temps libre, je sors ma machine à coudre. Il y a 3 ans, j'ai fait des bas de Noël. L'année dernière, j'ai fait une robe de chambre pour ma fille et une petite robe pour sa poupée. Cette année, je me suis fait une tablier.

Je n'ai pas de petit coin de couture, encore moins de chambre à moi. Quand je couds, je mets tout mon bardas sur la table de la cuisine. Y'a des fils partout, des épingles qui tombent par terre, des rallonges électriques qui barrent le chemin.

Avec beaucoup de collaboration de mon homme, j'ai fêté mon premier de l'an en passant la journée à mon moulin. C'était la journée idéale pour ce genre d'entreprise: dans le frigo, plein de restes. Ainsi, quand, à 13h37, les enfants ont réclamé leur dîner, je n'ai pas eu à me ramasser. Et nous avons pu les envoyer manger au sous-sol, devant la télé, sans surveillance parentale.

Je suis une couturière remarquablement botcheuse. Mais cette fois-ci, j'ai fait beaucoup d'efforts. Je voulais qu'il soit beau mon tablier. Et solide pour survivre à toutes les brassées de lavage qui ponctueront son existence. J'ai donc repasser quand on me disait de repasser, épingler avec diligence, utiliser ma règle pour bien mesurer. Et voici ce que voilà.






Je me suis empressée de tout terminer avant 17h pour qu'il soit prêt pour la préparation du souper. Après seulement quelques heures d'existence, il a su se rendre indispensable. Il a déjà protéger mes vêtements contre les éclaboussures de sauce de tomate, séché mes mains mouillées et savonneuses et même essuyé un bout de comptoir.

Je crois que je ne vais pas redescendre tout de suite ma machine à coudre au sous-sol. Je sens qu'il va me falloir un autre tablier avant la fête des rois.

Celui-là est déjà sale.

mardi 3 novembre 2009

Épicerie 101 (suite)

Voici la suite de mes idées pour une épicerie économique niveau Novice:

  • Regarder les prix du produit et à l'unité: C'est vraiment primordial et ça ne prend que quelques secondes. Parfois, le simple fait que l'emballage soit différent, le prix change, c'est vrai dans le cas du ketchup, par exemple. En regardant le prix, rien n'empêche de regarder du même coup la provenance. Question de savoir vraiment ce qui arrive dans notre assiette! Plus on regarde les prix, mieux on est préparé à profiter d'une aubaine sur des produits non périssables ou qui se congèlent.
  • Jeter un œil aux circulaires: C'est vraiment plus simple que ça en a l'air. Les aubaines se trouvent sur la première et la dernière page. Les pages du centre, c'est de la pub. En passant quelques minutes à regarder les circulaires, on peut économiser gros. L'émission Légitime dépense a fait un reportage à ce sujet.
  • Mettre deux ou trois commerçants en concurrence: J'habite un quartier central dans lequel il y a plusieurs épiceries. Si bien que dans un rayon d'à peine 10 km, j'en trouve 5 ou 6. En regardant les circulaires, je sais exactement dans quelle épicerie se trouve le meilleur prix. Et si ça convient, je fais un petit détour. Avec ma liste en main, je ne perds que le temps du stationnement. J'entre, je prends ce que je cherche, et je ressors immédiatement. Il n'est pas rare que 2 épiceries soient une en face de l'autre. Essayez pour voir! Vous pourriez être étonnés des résultats sur la facture.
J'estime qu'en faisant une liste et en magasinant mes prix, j'économise environ 35% sur ma facture. Ce n'est pas rien quand on vit sur un budget limité, surtout si ça permet de faire autre chose, comme mettre des sous de côté pour les études des enfants!

J'ai encore tout plein d'idées! Niveau Atome la semaine prochaine...

vendredi 16 octobre 2009

Épicerie 101

Je sais bien que ce n’est pas tout le monde qui doit faire son épicerie avec un budget fixe, mais c’est mon cas. À force de multiplier les stratégies, j’y arrive très bien. On mange comme des dieux avec le même budget qu’une famille de 3 ou 4. J’ai décidé de vous présenter mes trucs. Je sais que j’aime bien lire ceux des autres : ça m’inspire et ça m’encourage.

Si vous avez envie (ou besoin) de réduire votre facture d’épicerie, je vous propose ma méthode présentée en 4 étapes. Parce que ça ne sert à rien d’essayer de tout changer d’un coup. Ici, je ne parle pas de biologique ni de local, mais ça ne veut pas dire qu'il ne soit pas possible de les prendre en considération. Tout dépend du budget, des valeurs. C'est vraiment des règles de base que j'énonce.

Comme dans ma famille, il y a une majorité de garçons et comme la majorité des garçons sont amateurs de hockey, ma vie, en ce moment, est … hockey. Voici donc ma stratégie divisée en niveaux, de Débutant à Midget AAA.

Débutant :
- Compter les factures d’épicerie pendant un, deux ou trois mois. TOUTES les factures. Dans mon cas, c’est facile puisque j’utilise ma carte de crédit pour toutes mes dépenses courantes. Tout est centralisé. Une fois le montant moyen établi, décider si ça convient ou non. Déterminer ensuite un montant mensuel à ne pas dépasser.
- Élaborer un plan ou un menu pour la semaine : mes règles de base sont les suivantes : une viande rouge, deux volailles, un poisson et trois végétariens. À partir de ces règles, je monte un menu. Ça semble compliqué au début, mais en quelques semaines, on y prend goût. La variété est au rendez-vous et c’est facile de planifier les repas plus rapides pour les soirs occupés, et les repas qui mijotent longtemps pour les dimanches paresseux.
- Faire une liste : c’est vraiment primordial. Ça évite les retours à l’épicerie pendant la semaine qui deviennent vite coûteux, ça évite les achats compulsifs et ça sauve beaucoup de temps une fois rendu. J’estime que pour une heure passée à faire une menu et une liste, j'en sauve au moins une à faire l’épicerie.
- Utiliser un cahier spirale pour faire des listes et des menus : c’est vraiment ça le truc infaillible! De cette façon, la liste ne s’égare pas et il est facile de consulter les listes et menus des semaines précédentes pour s’inspirer et s’assurer que rien n’est oublié. Pour cela, j’utilise également un calepin aimanté qui est collé sur mon frigo. Au fur et à mesure que je remarque qu’il manque quelque chose, je note. Je consulte cette petite liste lorsque je fais ma grosse liste d’épicerie. Comme ça, il ne manque jamais rien!

Fin de la première période. La suite… la semaine prochaine!

jeudi 6 août 2009

Départ pour l'île



Le temps des vacances.

Une maison. Sur une île. Pas d'épicerie, pas même de dépanneur.

Il y a quand même un plaisir à planifier les repas de vacances pour la smala. Six soupers, six déjeuners, quatre dîners. Le vin, apéro et digestif, le jus, l'eau minérale. Les collations, grand plaisir de grignoter quand bon nous semble. L'air du Fleuve, ça creuse petits et grands estomacs.

Ce qu'on apporte d'ici. Ce qu'on achète sur la route: à l'épicerie, chez les producteurs du coin croisés au petit bonheur du chemin. Ce que nous offriront les pêcheurs de l'île. La liste d'épicerie détaillée, pour ne rien oublier. S'il fallait mon dieu!

Ensuite, demain, les sacs Ziploc plein de farine pour nos crêpes et nos pains. Les fines herbes, l'huile, le vinaigre, mes confitures, bien emballés dans des linges à vaisselle propres et déposés sur ma nappe à carreaux rouges.

Puis enfin, la route qui nous mènera là où nous irons.

Nécessairement on oubliera bien quelque chose. Mais on fera sans. Et je cuisinerai en me rationnant pour qu'à la fin du séjour, on demande aux enfants de prendre encore un autre verre de lait pour réussir à tout vider ce qu'il nous reste en trop et qu'on ne pourra pas rapporter.


On se retrouve de l'autre côté des vacances avec plein de belles tablées. J'espère que votre camping se déroule bien Madeleine.