vendredi 12 novembre 2010

Libre. Je suis liiiiiiiibre!

Annie, ça y est, j'ai réglé le problème des lunchs.

Il a fallu que je touche le fond pour remonter en force. Grâce à l'aide précieux de mes girls et leurs conseils inestimables, j'ai enfin trouvé une formule qui fonctionne bien.

Le dimanche, tel qu'indiqué sur mon fichier Excel, je cuisine plusieurs grignotines: des biscuits à l'avoine, des barres tendres, des muffins. De plus, je prépare une grosse salade de pâtes: au thon, au poulet, au jambon, ça se décline à l'infini. Je fais un peu de surplus que je congèle. De cette façon, je pourrai bientôt sauter un dimanche sur deux. Avec tout ça, plus des thermos pour des restants de la veille, plus un wrap de temps en temps, mes lunchs se font tout seuls.

Mieux encore, j'ai eu l'idée de génie de me discipliner pour les faire le soir. Ouais, ouais. Tu peux applaudir. Je mets également la table du déjeuner. Si bien que le matin, tout ce que j'ai à faire, c'est sortir les boîtes à lunchs, verser du lait et mettre du mascara.

Les lunchs se font d'autant plus tout seuls que depuis mon retour au travail, après mon arrêt d'une semaine, je demande aux enfants de les faire. Eux. Mêmes.

Mais non, Annie, le standing ovation c'est pas la peine. C'est trop. Tu me gênes là.

Tu sais le plus beau dans toute cette histoire? Ce ne sont pas les lunchs que je n'ai plus à faire, ce n'est pas de responsabiliser mes enfants, non, c'est que les boîtes à lunchs, elles reviennent vides!

Tu parlais de l'appétit l'autre jour? Je crois que c'est ça. Mes enfants avaient faim pour dîner, maintenant, ils ont de l'appétit. Ils savent ce qui les attendent. Ils ont choisi ce qu'il voulait. Ils peuvent y penser toute la matinée.

Il faut dire que c'est véritablement eux qui choisissent. M'en mêle plus.

"Maman, est-ce que je peux mettre deux..."

"C'est comme tu veux. C'est ton lunch. Fais ce que tu veux." Tsé, comme ils grandissent dans une famille ou il y a des muffins au blé entier et des biscuits à l'avoine, m'en fous pas mal de ce qu'ils peuvent mettre dans leur lunchs. Quand bien même ils faisaient un petit excès de clémentines, je ne crois pas que ce soit dramatique.

Ah et puis, plus de culpabilité, plus d'oubli, plus de responsabilité.

"Maman, j'avais pas de fourchette!"

"Ben, la prochaine fois, tu y penseras à en mettre une."

Libre Annie, je suis liiiiiiibre!

Enfin, presque, parce que, ben, si tu veux tout savoir, il reste que je fais encore celui de mon homme. Mais ne lui dis pas que je t'ai dit ça. Ne le dis surtout pas à mes enfants.

5 commentaires:

France-Andrée a dit…

J'AIME !!!! Vive la liberté !

Anonyme a dit…

Les filles j'adore votre blogue. Depuis quelques semaines j'ai tout lu depuis le début (comme un livre!) et maintenant je savoure chacune de votre chronique. Vous êtes inspirantes et très douées. Continuez!

Madeleine a dit…

France-Andrée: N'est pas que c'est bon, la liberté!

Anonyme: Merci de vos gentilles remarques et bienvenue chez nous! Nous écrivons toutes deux dans le plaisir mais avec le soucis de diffuser des récits de qualité. Il est évidemment agréable que cela soit souligné!

Célia a dit…

CLAP CLAP CLAP ! On vous sent sereine Madeleine, youpi ! :)

Et vive Excel !

Annie a dit…

Hé super!

Je dois dire que j'ai ré-organisé les lunchs ici aussi. Difficle de croire qu'un peu d'organisation nous donne autant de temps libre.

Dans pas long, je ne saurai plus quoi faire de mes 10 doigts...