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vendredi 14 octobre 2011

Le pire

C'est sûr qu'on est pas des réfugiés au Soudan. Heille, on fait juste se payer le gros luxe d'une maison plus grande.

Malgré tout, j'ai un petit garçon qui ne trouve plus ça drôle du tout.

C'est comme ça que je l'ai retrouvé mercredi soir. En petite boule, caché derrière un fauteuil. Rien ne va plus. À l'école, à la maison; il confronte, il bloque, il conteste.
- LES MURS DE MA MAISON TOMBENT ET JE VAIS PERDRE MA CHAMBRE!
Petit coeur hypersensible, attaché à sa sécurité affective comme à une bouée de sauvetage, il perd tout ses repères. Du coup, on perd les nôtres aussi. Ulysse a besoin d'aide pour passer au travers de toutes sortes de changements, dont ces rénos qui bouleversent sa routine. Ce mercredi, c'était invivable.

Je pense qu'on en est à peu près au pire dans les rénos. À partir d'ici, ça peut juste aller mieux. Encore que, c'est dur à dire.

Je pensais qu'on atteignait le pire avec la perte de la salle de bain, puis celle de la cuisine, puis celle du salon. Mais plus tôt ce jour là, D. avait d'autres cartes dans son jeu...
- Madame, euh, faudrait vider le garde-robe des ptits gars. Pis votre lingerie. On va défoncer demain.
Alors c'est la perte du seul garde-robe des gars. Leurs vêtements sont maintenant empilés dans notre chambre.

Et vider une lingerie, tu les mets où les draps et les serviettes de tout le monde quand tu n'as déjà plus de place dans une maison déjà trop petite?

Tu les empiles à côté des vêtements de tes gars, déjà empilés dans ta chambre.

Et ce soir là, tu te couches après avoir fait ta vaisselle, après avoir tout rangé dans tes bacs, après avoir passé le balai et éternué ta vie dans la poussière de gypse. Plus tu te rapproches d'un semblant d'ordre (ou en tout cas, de moins de désordre), plus tu finis par te trouver chanceuse parce qu'il n'est pas encore 21h et que tu vas te coucher tôt.

Peut-être au fond que le pire est passé. Qu'à partir d'ici, ça peut juste aller mieux.

Et tu t'endors.

Mais là. Mais là...

À 2:37 ta fille se met à vomir. Aux 40 minutes jusqu'à 5:40. Quand tu n'as pas de salle de bain à l'étage. Quand ta lingerie est empilée dans ta chambre.

Et un moment donné, tu te dis fuck it.

En avez-vous un, vous autres, fond d'urgence?

Tu sais, un peu d'argent que tu mets de côté et que tu oublies là en prévision des vrais coups durs?

J'ai appelé au travail. J'ai fait une petite épicerie. Mis deux ou trois choses dans un sac en toile. Tout à l'heure avec Chinette, on va aller chercher les gars à l'école. On s'en va trois jours à la campagne. Pas de poussière. Avec un bain. Se coller toute la gang. Pis rire.

Dans une maison qui a du bon sens.

lundi 25 juillet 2011

vendredi 15 avril 2011

Mais vieillir, ah, vieillir.

Il y a quelques jours, mon homme et moi avons formellement interdit aux enfants de continuer à grandir.

"Ça suffit maintenant, leur ai-je dit. Vous grandissez trop vite. Je veux que vous arrêtiez immédiatement. C'est compris? Tout est parfait comme ça. Bon, sauf Popold. Tu peux grandir un peu, mais pas trop."

"C'est pas possible maman!" m'ont-ils répondu en rigolant.

Pour rire, mon homme les a couché l'un après l'autre sur la table de la cuisine. Avec un bras au-dessus de leur tête et un autre sous leurs pieds, il les a enserrés, comme avec un étau, pour stopper leur croissance, disait-il les dents serrés par l'effort.

"Moi aussi! Encore moi!" criaient les enfants, morts de rire.

Ça n'a pas fonctionné.

Hier soir, mon petit Achille, 5 et demi, qui entrera à l'école en septembre, est arrivé de la garderie tout fier. Il a accouru dans la cuisine en s'écriant: "Maman!!! J'ai une dent qui branle!"

Et elle branlait bel et bien sa petite dent d'en-bas. J'ai touché pour vérifier si ce n'était pas un mauvaise blague. Mais non. Malheureusement.

"Je t'avais pourtant formellement interdit de grandir" lui ai-je dit. "Je peux pas maman, m'a-t-il lancé, parce qu'un jour tu vas être morte!"

Tu as tout compris, mon Achille. Un jour, je serai morte.

Tu grandiras, je vieillirai, je mourrai, tu me survivras. Tu existes pour me remplacer sur terre.

"Ce n'est pas tant que ton fils vieillit qui te dérange, dit mon homme, c'est que tu te vois vieillir à travers lui."

Les enfants, ça marque le temps mieux que n'importe quel calendrier.

C'est vrai, j'aime pas vieillir. J'aime bien acquérir de l'expérience, mais forcément, vieillir ça veut dire plein de choses emmerdantes, comme l'énergie qui baisse oui, mais surtout le corps. Je ne mentirai pas. Je ne veux pas vieillir surtout parce que je ne veux pas que mon corps vieillisse.

*******
Achille, est un impatient. Que sa dent branle, pour lui, c'est une bonne nouvelle. Parce que ça signifie qu'il grandit, ce qui signifie qu'il devient plus fort, ce qui signifie qu'il pourra patiner plus vite, ce qui signifie qu'il pourra bientôt intégrer la LNH.

"C'est quand que je serai grand comme Mike (Camallieri)?" m'a-t-il souvent demandé.

Rien n'est assez vite pour lui. C'est toujours trop long. Sauf s'il mange de la crème glacée, alors ça passe trop vite, y'en a jamais assez. Il me demande alors c'est quand qu'on va en manger la prochaine fois. Et peu importe ce que je réponds il me lance que ça va être trop long.

Impatient, Achille.

Cet été, on va en Gaspésie. En rentrant de la prématernelle en autobus, il me demandait pour la 3678e fois, c'était quand, enfin, qu'on allait en Gaspésie.

"Cet été, mon fils."

"Ah. C'est long! C'est-tu bientôt l'été?"

"Tu vois comme il fait froid aujourd'hui? Eh ben, l'été, je crois bien que c'est dans encore un peu de temps."

Et puis en sortant de l'autobus, il me lance: "C'est quand tu vas être vieille qu'on va y aller en Gaspésie?"

Impatient, Achille.

Impatient pour la Gaspésie. Impatient pour le hockey. Impatient de grandir. Impatient de me remplacer, on dirait bien.

Du calme, ti-gars. Le temps passe vite, c'est vrai. Et tu vas me remplacer assez tôt, c'est vrai.

Mais pour l'instant, c'est moi qui règne. Et puis, les plages de la Gaspésie, quand on va les fouler, vieille ou pas, c'est en bikini que je le ferai.

Je dis ça de même.


jeudi 23 décembre 2010

Noël

Je te jure que
ça sentait bon dans la maison!


La langue me brûle, mais je ne peux pas te dire ce que je faisais. Nope rien. Et tu ne devineras pas de toute façon! Mais c'est clair que je vais venir le raconter ici plus tard. En tout cas, la seule chose que je vais te demander c'est...


AS-TU ÉTÉ SAGE CETTE ANNÉE MADELEINE?



Bon ben, si j'arrive à tout faire d'ici la prochaine heure, on devrait partir d'ici. Pour là-bas. Manger de la tourtière tsé :)


On se revoit de l'autre côté? Autour de l'agneau de St-Ambroise?


Joyeux Noël!
***********
Madeleine ajoute:
Oui, à l'année prochaine Annie!
Je quitte moi aussi pour quelques jours de vacances avec la famille.
Des vacances bien méritées.
Je ferai le plein:
de bouffe
d'amour
de famille
d'air frais
de rire
de bécots de mon Léopold
de mon Achille
de ma Rosanna
et peut-être aussi de mon Victor
De retour l'année prochaine avec encore plus d'inspiration pour le blogue.
Un joyeux temps des fêtes à tous nos lecteurs!

mardi 17 août 2010

Reprendre la routine

Tu es de retour, Annie?

Moi aussi, depuis dimanche. Et puis là, j’ai un peu les bleus. Difficile de retourner m’asseoir sur ma chaise de bureau après avoir connu la liberté des matins lents, des siestes paresseuses en milieu d’après-midi et du bonheur de vivre en plein air.

Tu étais chez nos voisins du Sud, dans un chalet sur le bord de la mer. Nous, on était en camping, dans le Parc de la Mauricie. Tes photos sont magnifiques. Moi, j'en ai très peu à montrer parce que notre appareil nous a lâchés. Je n’ai que celle-ci, tiens, qui donne une bonne idée de notre installation.

Ou encore celle-là qui montre une bavette improvisée et hautement efficace pour Popol.

Ou encore celle-là de mon Popol encore qui, quand il n'était pas imperméabilisé de la tête au pied, vaquait à ses occupations, nu et heureux.

Je voulais te présenter un petit film comme l’année dernière, mais voilà…

Mes vacances, comme les décrire… elles ont été à la fois charmantes, mouvementées, appétissantes, stressantes, amusantes, plates, reposantes, fatigantes, trop courtes et trop longues. Tu me reconnais, là, n’est-ce pas? Toujours pleine de contradictions?

Mais c’est comme ça, les vacances, non? On a besoin de repos, on rêve du paradis, et puis, inévitablement, les petits tracas du quotidien nous poursuivent. Comme notre voiture qui est tombée en panne. Ou les routes du Québec qui sont à peu près toutes en réparation. Et puis tout le reste aussi : des enfants à disputer, à laver (de temps en temps quand même, camping ou pas), à distraire, à nourrir.

Mais ça fait du bien de sortir du quotidien. Et puis maintenant, et bien, je retrouve malgré moi le plaisir de la routine.

Pour les nourrir, je te jure Annie, j’ai trouvé la solution miracle et puis j’ai réglé en une semaine notre problème de semi-végétarisme. Avant de partir en camping, j’ai demandé à tout un chacun de sélectionner un plat. Que de la viande, ils ont choisi. Du poulet par ci, des hamburgers par là. Si bien que, à notre retour, alors que j’offrais encore à mon homme de faire le carnivore, il m’a dit : « Tu sais, euh, la viande, je prendrais une petite pause. » Oui, oui, cet homme-là.

Alors régime de tofu jusqu’à la rentrée.

Et elle arrive cette rentrée, tu la sens? Les nuits fraîches, les beaux légumes au marché, tout cela annonce l’automne, le retour en classe, au boulot. Le retour des lunchs aussi.

Une autre année scolaire va bientôt commencer.

Ça passe vite, non?

Down East

lundi 2 août 2010

Pourquoi rêver aux poules

quand on a déjà les écureuils?
Si tu crois Madeleine qu'à Montréal on s'énerve le poil pour quelques plumes, attends de voir ce qui se passe à Londres.

Là-bas, un super marché du nord de la ville a décidé de vendre de la viande d'écureuil. Il paraît que l'animal était couramment dégusté en Angleterre à une certaine époque mais que c'est aujourd'hui passé mode.

Évidemment, quelques mannequins et autres vedettes du droit des animaux sont rapidement montées au front question de tuer la diversité alimentaire. "Un massacre de la vie sauvage!" ont-elles hurlé.

Come on. On parle d'un écureuil là, pas du tigre blanc royal. Tsé, les rats avec une queue touffue qui se rassemblent en horde pour te pourchasser quand tu traverses un parc avec une poussette et un pique-nique?

Ouan. E-xac-te-ment ceux là.

Y paraît que ça goûte le lapin. Tout fin et tendre avec un petit goût de noisette.

Une poule, je veux bien mais ça demande une certaine logistique quand même... Un minimum d'investissement. De l'entretient quoi! Pis toi et moi au fond, on a déjà 4 enfants.

Alors qu'un écureuil...

Surtout que, on a beau parler de la mode en Angleterre, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir cette recette à la page 248 de mon Encyclopédie de la cuisine Jehane Benoît!
L'agriculture urbaine, peut-être.
Je propose cependant le révolutionnaire concept de trappage citadin. Paraît en plus que c'est l'animal le plus facile à trapper qui soit.

Dès mon retour, je planche sur une proposition à présenter à mon conseil d'arrondissement. Si Rosemont aura ses oeufs, je ne vois pas pourquoi Ahuntsic serait en reste.

Civet à volonté!

Dès mon retour parce que, hou-ais, je sacre mon camp. Je ne sais pas pour vous, mais nous ce sera la maison sur le bord de l'océan. Loin. Pendant des tas de jours. Dans un autre pays même.
Bonnes vacances!

samedi 26 juin 2010

Un samedi en camping



Comme il fait moche, et parce qu'ils n'en peuvent plus d'attendre que les parents soient en vacances pour partir en camping, Achille et Rosanna ont monté leur camp dans le sous-sol, cet après-midi.

Ils étaient bien installés, avec chacun leur tente,
et des oreillers, et des couvertures.
La beauté du camping, c'est qu'il n'y a pas grand chose à faire.
Sauf dormir et manger.
Ce qu'ils ont fait.

C'est Rosanna qui a fait le souper: du poulet.
Je vais lui demander sa recette
parce que je ne sais jamais vraiment quoi faire
à manger quand on est en camping.
Du poulet. C'est une bonne idée, ça...

Après le repas, Achille s'est levé le premier
pour faire la vaiselle.

Ils ont terminé ça par une petite veillée sur le bord du feu.




- Est-ce que c'est demain qu'on part en camp-de-ping? me demande Rosanna.
- Ah non, ma puce. Il faudra encore attendre un peu.
Après ton camp de natation.
Et encore après ça.
- C'est long! dit Achille.
- Je sais bien mon trésor.
C'est long, toujours trop long.

Y'a que les vacances qui ne le sont jamais assez.

mardi 22 juin 2010

Enfin

L'école est finie!
Et quoi de mieux qu'une bonne crème glacée molle en compagnie de deux jeunes hommes pour célébrer le début de leurs vacances?
Rien. Honnêtement là, rien pantoute.

jeudi 31 décembre 2009

Walkie talkie

8h55.

Ça bourdonne dans la maison, mais moi, je suis au lit.

Ce matin, quand le bébé s'est réveillée (en hurlant - seul niveau sonore qu'elle connaisse), mon chum l'a prise et ils sont descendus. Rapidement suivis des nos trois garçons. Puis, ils ont eu l'idée de me préparer un déjeuner au lit, pendant que, croient-ils, je continue à dormir.

Il fallait du café. Comme on n'en avait plus, c'est le plus grand qui est parti seul en chercher au dépaneur. Avec son walkie-talkie fraîchement reçu à Noël. Je "dors", mais j'entends tout.

- (bruits d'interférence - BI) Éloi, t'es où?

- (BI) Je traverse la rue papa!

- (BI) N'oublie pas, du colombien, dans la tablette du café, juste à côté des bonbons!

- (BI) Papa, déjà moulu?

Puis une petite souris entre dans la chambre prendre le plateau à déjeuner au lit, resté là depuis le dernier accouchement.

- Ulysse, qu'est-ce que tu fais là?

- Rien maman.

... Chuchote-t-il en jetant par-terre les dizaines de sacs de vêtements prêts pour le bazar que j'avais déposés amoureusement sur le plateau à déjeuner.

Mais bon. On s'en fout, je suis au lit et ça sent le café.

Bien vite, ils montent. Les deux grands. Un avec le plateau, l'autre avec un bol et le walkie-talkie.

- (BI) Papa, on monte là. Maman dort!

- (BI) Vous me direz sa réaction, 10-4.

Je me "réveille", je les embrasse. Il y a un pamplemousse. Et mes céréales préférées. Et une rôtie de mon pain avec ma confiture de framboises. Et du café, pas équitable, mais acheté seul par mon fils.

Et un mot d'amour

Puis une bagare

parce que l'un veut le walkie-talkie

de l'autre

pour

raconter ma réaction.

Puis une intervention du père.

Finalement, ils descendent, tous. S'en vont dans le sous-sol faire leurs choses d'enfants.

Je suis dans mon lit, toute seule et je déjeune, heureuse.

Puis, j'entends leur père monter avec son café. Je sais qu'il va s'assoir à mes pieds. Et qu'on va se dire des choses qui n'ont rien à voir avec ce blogue.

vendredi 18 décembre 2009

Soudain, Noël

J'adore cette photo.
Mes garçons sont en vacances depuis 15h30, heure officielle de l'arrivée de l'autobus.

Ils les ont drôlement mérité ces vacances. Je les sentais plus fatigués. Août est déjà loin. Et en quatre mois j'en ai un qui a appris à lire - avec facilité comme c'est écrit dans son bulletin. L'autre qui a dû malgré lui changer de groupe et qui s'est adapté comme un champion. Et cette longue semaine sans papa ni maman. Je les trouve vaillants. Je sais tous les efforts qu'ils font. Que ce n'est pas facile tous les jours,
mais qu'ils y arrivent
et que je les trouve
l u m i n e u x
Mes petits garçons brouillons
qui s'appliquent à devenir des hommes.

Alors permettez qu'on célèbre.

Avec une table de Noël.

Avec des crottes de fromage comme colla.

Des tortillas pour souper.

Et la permission de manger son dessert
devant Ciné Cadeau.
Sapristi que je me trouve chanceuse de les avoir. Tous. Un par un et ensemble. Et leur père aussi :)
Pis on va passer de belles vacances les gars.

jeudi 20 août 2009

Le lait de Cléopâtre


Pendant nos vacances, ma famille et moi sommes arrêtés dans une petite ferme, pas loin de Saint-Siméon dans Charlevoix: la Ferme de l'Âne du Saint-Laurent. Rassurez-vous, je n'y ai pas acheté de viande d'âne pour compléter mon régime végétarien (quoique, j'imagine bien qu'on mange de l'âne quelque part sur la planète), mais plutôt des savons faits à base de lait d'ânesse.

Deux raisons m'y ont incité:

  • D'abord, paraît que Cléopâtre se baignait dans du lait d'ânesse. Cléopâtre est un personnage historique que j'aime beaucoup et Astérix et Cléopâtre, une des histoires qui ont marqué mon enfance. En d'autres mots, ça me plaît bien de penser que je me rapproche un peu de cette reine séductrice et intelligente.
  • Ensuite, la composition du lait d'ânesse est similaire à celle du lait humain, beaucoup plus qu'a celle du lait de vache. Au 18e et 19e siècles, on donnait du lait d'ânesse aux nourrissons que les mères ne pouvaient allaiter. Les bébés étaient nourris à même le trayon de l'ânesse qui était apparemment bien adapté à la bouche du bébé. Une même ânesse pouvait nourrir jusqu'à trois petits humains.
Ceux qui connaissent mon intérêt pour le lait de femme comprennent donc qu'il n'en fallait pas plus pour que je décide d'acheter des produits offerts par la ferme. Et c'est d'ailleurs sans regrets! Les savons créés pour leur gamme de produits cosmétiques appelée Shamâne sont tout simplement... royaux! Doux, crémeux et mousseux (c'est très important, selon moi, parce que beaucoup de savons naturels ne produisent pas assez de mousse à mon goût!) Il est d'ailleurs possible d'essayer les savons sur place. Dans la savonnerie, on a installé un sympathique comptoir avec savons, chaudières d'eau pour rincer et serviettes à main.

À 7$ la demi-sphère de 80 gr., ce n'est pas donné. Pas question, donc, de laisser mon précieux savon fondre dans la douche à la portée des enfants! Mon savon est bien caché dans l'armoire. C'est mon petit produit de luxe à mon tout seul.

Après tout, il ne peut y avoir qu'une reine dans un foyer, right?

Si vous passez par Saint-Siméon (et plus précisément par Port-au-Persil) je vous suggère fortement de faire un crochet par là. Sinon, il est possible de commander les produits sur Internet.

lundi 17 août 2009

Voyager, c'est...

Se saucer dans le fleuve en bobettes


Manger en plein air


Regarder un coucher de soleil avec son grand-papa.

Et griller des guimauves.

C'est aussi, errer sans liste dans un épicerie de Rimouski.





Moi aussi, de retour de vacances.

jeudi 6 août 2009

Départ pour l'île



Le temps des vacances.

Une maison. Sur une île. Pas d'épicerie, pas même de dépanneur.

Il y a quand même un plaisir à planifier les repas de vacances pour la smala. Six soupers, six déjeuners, quatre dîners. Le vin, apéro et digestif, le jus, l'eau minérale. Les collations, grand plaisir de grignoter quand bon nous semble. L'air du Fleuve, ça creuse petits et grands estomacs.

Ce qu'on apporte d'ici. Ce qu'on achète sur la route: à l'épicerie, chez les producteurs du coin croisés au petit bonheur du chemin. Ce que nous offriront les pêcheurs de l'île. La liste d'épicerie détaillée, pour ne rien oublier. S'il fallait mon dieu!

Ensuite, demain, les sacs Ziploc plein de farine pour nos crêpes et nos pains. Les fines herbes, l'huile, le vinaigre, mes confitures, bien emballés dans des linges à vaisselle propres et déposés sur ma nappe à carreaux rouges.

Puis enfin, la route qui nous mènera là où nous irons.

Nécessairement on oubliera bien quelque chose. Mais on fera sans. Et je cuisinerai en me rationnant pour qu'à la fin du séjour, on demande aux enfants de prendre encore un autre verre de lait pour réussir à tout vider ce qu'il nous reste en trop et qu'on ne pourra pas rapporter.


On se retrouve de l'autre côté des vacances avec plein de belles tablées. J'espère que votre camping se déroule bien Madeleine.