... Et là, je parle d'une vraie pause.
Parce que nous sommes en vacances...

"Ce qui est inquiétant, c'est qu'on ne sait jamais quels produits toxiques et inutiles se retrouvent dans ce qu'on mange, à moins bien sûr, de savoir avec précision si ceux qui vous procurent les aliments sont des gens de confiance."
- ménagère interviewée en 1914
Impossible pour les femmes d'acheter en grosse quantité, ce qui leur aurait permi de faire des conserves par exemple."Je faisais de la sauce blanche avec des patates, de la sauce blanche avec des oeufs, de la sauce blanche avec des petites fèves, de la sauce blanche avec du saumon. On a mangé pas mal de colle!"
"J'ai jamais canné rien; d'abord j'avais pas d'argent pour mettre là-dessus, acheter les pots et acheter tout ce qu'il fallait, j'avais pas d'argent pour ça"; "On avait pas d'argent pour acheter rien. Comment voulez-vous qu'on achète tout pour faire du ketchup, puis des affaires comme ça! On avait une ration de sucre; pour faire des confitures, ça prend bien du sucre; on en faisait pas."Même si elles étaient ingénieuses, plusieurs femmes interrogées par l'historienne racontent avoir dû se priver de nourriture pour la laisser à leurs enfants. Les jours où il ne restait presque rien à manger, un père de famille s'éclipsait vers l'heure du dîner sous prétexte de trouver du travail afin que sa femme et ses enfants se partagent la nourriture disponible.
"On a souvent mangé des beurrées de moutarde avant que l'autre chèque arrive. Quand on arrivait sur les derniers miles là, on avait un petit pot de moutarde, puis quelques morceaux de pain puis on se disait, on se contenter de ça, qu'est-ce que tu veux, on en a pas plus. Ma belle-mère venait chercher ma petite. Moi, du moment que ma petite mangeait, le reste, je savais qu'on pourrait s'arranger."La vie était dure, c'était difficile de garder espoir.
"Des fois, je pleurais. Il disait: "Laisse donc faire la poune, on mange notre pain noir; on va manger notre pain blanc plus tard, tu vas voir."
Entre les deux grandes guerres, les architectes de nos maisons imposent l'image de la cuisine laboratoire: les mets préparés d'une manière scientifique.
C'est comme ça qu'ils dissèquent les moindres geste de la ménagère pour dessiner des cuisines performantes.
Voici comment, dans les années 1930, l'architecte Jean Delhaye décompose le processus du lavage de la vaisselle:
Six étapes faciles. Une de plus que ma tourtière tiens.