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jeudi 20 octobre 2011

L'amitié

Une amie sait ce dont tu as besoin sans que tu n'aies à le lui dire.

Moral dans les talons. Convalescence de gastro. Maison en total bordel depuis trop de jours.
- Annie, on passe dans votre coin ce soir, êtes-vous là? J'ai vous ai préparé un petit quelque chose...
À l'heure dite, ils sont passés. Avec deux gros plats. Un souper plus un dessert. Pour toute notre gang.

Ce soir, on était plutôt rushés. Journée pleine au travail, hockey de mon fils et achats pour la maison à courir aux quatre coins de la ville.

Mais ça ne me dérangeait pas. Parce que je savais que le repas était fait.

Madeleine, merci beaucoup pour ton souper, c'était vraiment super bon.

mercredi 20 juillet 2011

Quand il y en a pour six...

Il est 16h, je suis au bureau. Mon téléphone sonne. Mon chum.
- Ouan, on a pensé à quoi pour souper ce soir?

- Euh, J'AI, pensé à du boeuf à la citronnelle, pourquoi?

- Bien... tu te souviens de Ben?

- ...

- Bien oui, Ben! Tsé là... Ben?

- ...

- Je t'ai jamais présenté Ben? En tout cas, y'est dans le coin. Faque, on se disait qu'il me rejoindrait au centre-ville pis que je le ramènerais à la maison. Pour qu'il soupe avec nous autres tsé... T'en penses quoi?
Ce que j'en pense, c'est qu'il est 16h pis qu'il me ramène quelqu'un pour souper. Un mercredi de travail! Alors que j'ai du boeuf qui attend depuis dimanche après-midi pour que je le transforme en sauté à la vietnamienne avant qu'il ne se mette à sauter de lui même vers la poubelle. Mais comme ça a l'air que je l'aime, ça l'air que je sais aussi être conciliante.
- C'est le total bordel à la maison, tsé. Pis tout ce que j'ai, c'est du vieux boeuf de dimanche. Rien d'autre.

- Ça va t-être par-re-fait!
La cuisine familiale, c'est celle que tu peux allonger, right? Alors après le boulot, j'ai enfilé mon tablier et j'ai préparé mon boeuf à la citronnelle en pensant à toutes celles dans l'histoire qui ont un jour dit: "si il y en a pour six, bien il y en a pour sept!"

Mon chum et Ben sont arrivés. Avec de la bière bien fraîche. Ben et moi, on s'est présenté, parce qu'on ne se connaissait pas finalement. Les enfants étaient timides, donc calmes. En jasant avec enthousiasme, mon chum passait subtilement le balais et décrassait la table. Il est excellent dans ce genre de subtilités ménagères. Le souper était prêt en deux temps trois mouvements.

Le petit souper de semaine, quand tu y penses, c'est l'intimité totale. La famille se retrouve, on est là tel quel, on mange ce qu'on a sous la main, avec les humeurs du jour de tout un chacun. Ajouter une chaise au petit souper de semaine, c'est le partage au sens le plus pur: c'était pour nous, mais voici, y'en a pour toi, approche ton assiette.

Manger ensemble, ça rapproche justement. On a parlé du travail, de politique, de cuisine aussi, bien sûr. Les enfants ont quitté la table un après l'autre, poliment. Ben a demandé une deuxième assiette. Mon chum s'est aussi resservi.

La soirée avançait, Ben devait partir, les enfants êtres couchés.

On s'est levé de table et on l'a débarrassé ensemble. Mon chum se préparait à raccompagner Ben à l'extérieur quand celui-ci s'est tourné vers moi.
- Merci, c'était super bon. J'adore la coriandre en plus.
Bingo. Non seulement y'en a eu pour sept, mais le client était satisfait.




vendredi 20 août 2010

Petits et gros pots

Ma confiture est faite.
Et cette fois-ci, contrairement à l'an passé, je suis certaine que nous allons couvrir en bardeaux. J'ai bien du faire 12 pots de plus.
Depuis juin que je fais de la confiture ici et là, à temps perdu. Souvent le dimanche, après le brunch avec des fruits achetés au marché. D'abord les fraises, puis les framboises. Les bleuets, bien sûr. Et quelques petits pots de pêches puis enfin de prunes.

Trente pots qui veillent aux grains, bien cordés dans mon sous-sol à attendre leur tour. Cet hiver s'ajouteront quelques pots de marmelades et au printemps prochain, ma saison de confitures débutera avec la rhubarbe, comme me l'avait si bien suggéré l'amie Manon.
Dame Chinette travaillant très fort pour couper les prunes
Quelques leçons:
  • Très payant de surveiller les ventes de sucre afin d'en faire des réserves.
  • L'an prochain, moins de fraises. Chaque fois c'est pareil. Je suis enthousiaste de commencer mes confitures et je me jette dans les fraises. Sauf que je la réussis moins bien... Chaque fois trop liquide, peu importe la recette. J'abdique - même si ça fait de la bonne garniture pour le yogourt...
  • En revanche, encore plus de framboises, de bleuets et surtout de prunes!
  • Pourquoi ne pas noter plus scrupuleusement les prix des fruits et la quantité de pots?
  • Se procurer de plus petits pots tout mimi pour en offrir plus!
  • Expliquer à ma fille que ça coupe mieux la lame par en bas.
Je l'ai fait mercredi ma confiture de prunes. En sachant que c'était ma dernière de l'année. J'ai rangé mes pots à la suite des autres avec beaucoup d'orgueil.
Déjà, j'étais un petit peu plus près de l'automne.

lundi 12 juillet 2010

Les invités

Est-ce que ça vous arrive encore d'être invités?
Invités pour vrai là. Avec la smala. Pour le souper pis toute.

Je veux dire, chez des gens qui n'ont pas un cheptel d'enfants?

Parce que généralement, entre propriétaires de cheptels, on se fréquente allégrement. J'avoue par exemple que pour les couples qui n'ont pas d'enfants, ou un ou deux, la perspective de voir arriver un troupeau peut freiner quelques ardeurs de garden party.

Nous oui, ça nous arrive.

Le frère de mon chum par exemple. Il ose encore nous inviter. Chez sa blonde qui a un fils en garde partagée.

Quand on est invité pour vrai là, une partie de moi va crier "Oh! Joie" et l'autre va quand même rester assez méfiante tu vois. Ouan, cette partie là qui sait exactement de quoi son troupeau peut avoir l'air quand il s'en donne la peine...

Hier je les avais tous mis propres. Mes gars était coiffés et j'avais mis une robe soleil blanche à Blanche. L'effet était plutôt réussi de les voir tous comme ça en ordre de grandeur sur un perron de banlieue à cogner à la porte de leur oncle pendant que mon chum et moi suivions en se tennant par la main.

Ça, c'était la partie "Oh! Joie!"

Ensuite ben, ça devient un peu flou. Tsé, à partir du moment où tu les vois s'engouffrer tel des bêtes apercevant leur mangeoire?
- Blanche, ne touche pas aux bibelots!

- On ne grimpe pas sur les sofas!

- Chéri, j'entends pleurer en bas...

- Je ne suis pas certaine que David aimerait vous voir
jouer avec ses modèles réduits...


- Ne t'approche pas trop du BBQ ma belle.

- Je compte sur vous pour manger proprement.

- Aurais-tu une petite débarbouilette pour que j'étende
encore plus le dégât de crème glacée au chocolat que Blanche a fait sur sa robe
soleil?


- Qu'est-ce qu'on dit pour la bonne nourriture (à
laquelle vous avez à peine touché)?


- Vos mains pleines de gras, pouvez-vous NE PAS les
étamper sur la porte patio?


- Blanche, on ne grimpe pas dans l'échelle du toit!

- Non, on ne joue pas avec le boyau!

- ON PEUX-TU BAISSER LE TON!

- Chéri, je ne trouve plus Blanche...

- LA PORTE!

- Chéri, tu peux aller voir ce qu'ils font en
avant?


- Pouvez-vous ne pas écraser votre soeur pendant votre
match de soccer?


- On vient par ici, c'est chez le voisin ça!

Ça fait que... j'ai toujours une petite période où je suis quand même un peu gênée quand on est invité pour vrai là, avec la smala pour le souper pis toute. C'est encore pire quand mon beau-frère me dit:
- Heille, c'est l'fun de vous voir toute la gang. Ça-met-de-la-vie.

Stop the crap le beauf'! Merci pour le garden party. Au mois d'août, c'est nous qui invitons. Pis t'auras le droit de jouer avec le boyau et de manger autan de crème glacée au chocolat que tu voudras.

dimanche 28 février 2010

Les gaufres

On adore!
À notre époque ALE, on achetait des gaufres surgelées. Bio hors de prix, mais ça ne nous faisait pas un pli puisque nous étions des tourtereaux bien naïfs.

Avec deux enfants, je trouvais que ça commençait à faire cher du p'tit déj et je me voyais dire adieu à nos repas gaufres. C'est un peu après la naissance d'Albi que je me suis offert un gaufrier pour trois fois rien. L'appareil est devenu chez nous l'électro-ménager le plus utilisé - après la mini-balayeuse, mais ça, ça ne compte pas.

Depuis trois ans j'ai adopté plusieurs recettes de gaufres, mais aucune ne me donne plus de satisfaction que celle que j'ai découvert un peu avant Noël.

Les gaufres à la levure
La pâte demande à reposer toute la nuit,
mais une fois qu'on y goûte,
c'est une bien mince exigence.
Jamais je ne retournerais à mon ancienne recette.

Pour une famille de 6
3 t de farine
3 t de lait
un bon gros 1/3 de tasse de beurre, fondu
1 1/2 c. à soupe de sucre
1 c. à thé de vanille
3/4 c. à thé de levure
2 oeufs

Mettre les ingrédients secs dans un grand bol.
Mélanger le lait, le beurre et la vanille et incorporer à la farine.
Couvrir d'un linge et laisser reposer toute la nuit.

Le lendemain, séparer les jaunes d'oeufs des blancs.
Brouiller les jaunes et les ajouter à la pâte.
Mixer les blancs jusqu'à l'obtention de pics mous.
Incorporer délicatement à la pâte en pliant.

Faire cuire dans un gaufrier huilé.

Servir avec du sirop d'érable
des fruits
de la crème fouettée
du chocolat
...
!et profitez de la vie!
(Albi, à l'époque lointaine où il ne mangeait qu'une seule gaufre)

samedi 20 février 2010

Miss Étiquette

En janvier, dans une fête d'enfant, j'ai rencontré Marcela Barragan. Il faut dire que dans une fête, Marcela est difficile à manquer. Vêtue d'un jean, arborant un joli collier de perles et parfaitement maquillée, elle parlait à tout le monde avec aisance, une bonne humeur contagieuse et un charmant accent espagnol.

Marcela est une jolie femme d'origine colombienne. Dans son pays, elle a étudié en relations internationales et diplomatie. À Montréal, elle a décidé de fonder une compagnie de relations publiques et de gestion d'événements. Elle donne également des cours d'étiquette aux adultes... et aux enfants.

Toi, Annie, tes enfants, crois-tu qu'il saurait se comporter à peu près normalement dans un événement, disons, semi-officiel? Tsé, genre, la reine d'Angleterre débarque chez vous pour le souper, tu es confiante ou un vent de panique s'empare de toi?

Je dois admettre que par chez nous, le comportement à table est quelque peu problématique. Oublie leur apprendre à ne pas mettre leurs coudes sur la table, on en est encore à leur rappeler d'utiliser leurs fourchettes... On est vraiment loin, à des années lumière, de ceci:




Je crois que Marcela tient quelque chose. Le savoir-vivre, le respect de certaines convenances, simplement suivre un code social, ce sont des choses importantes. L'étiquette est une façon de montrer aux autres qu'on se préoccupe d'eux. Et puis, y a-t-il quelque chose de plus charmant qu'un jeune homme qui a des manières impeccables? Tu les vois, nos fils, tirer notre chaise à table? Tu crois que leurs pères finiraient par le faire aussi?

L'étiquette n'est pas pour autant synonyme de rigidité. Avoir de l'étiquette, c'est aussi mettre les autres à l'aise. C'est être comme Marcela: s'assoir par terre et jouer avec les enfants, avec son collier de perles; butiner d'une conversation à l'autre en ayant toujours le mot juste; faire sentir à tout un chacun qu'il importe, que sa présence est appréciée; en faire ni trop ni trop peu. Elle est comme ça Marcela. Que veux-tu. Marcela elle l'a.

Après la saison de hockey, quand les choses dans ma maison redeviendront un peu plus calme, j'ai bien envie d'inscrire mes plus vieux à une formation d'étiquette. Et puis, moi-même, d'ailleurs, j'aurais besoin de me faire rafraîchir la mémoire...

Ça t'intéresse, Annie?

vendredi 29 janvier 2010

Il fait froid

Et moi, je fais de la marmelade.
Avec la machine à pain. Tu sais, celle que je n'utilise plus?
La marmelade,
légende d'une femme du XVIIIe siècle,
qui
ne voulant pas perdre la belle cargaison d'oranges de son mari
décida d'en faire une confiture.
Avec la peau,
pour gagner du temps.

M a i n t e n a n t

Voici comment une femme du XXIe siècle s'y prend
pour faire une marmelade rustique.
Avec sa machine à pain,
pour gagner du temps.

Ça prend, disons, un gros pamplemousse.
Deux belles oranges.
Un citron dodu.

Elle les lave.
Les coupe en quartiers
enlève sommairement les pépins
et la grosse chair blanche du pamplemousse.
Elle met les fruits au robot.
Bien sûr, avec la pelure!
Pulse quelques bonnes secondes.

Elle verse la purée dans la machine à pain.
Ajoute 4t 1/2 de sucre.
Enclenche le cycle "jam".
Et en moins de 2h ta-dam,
cette dame du XXIe siècle a de la marmelade!

Des pots pour elle.
Un peu pour ses parents.
Encore un peu pour un collègue gourmand.

Et dis-moi, dans le bleu de ta cuisine,
tu crois qu'il y aurait de la place
pour encore un peu de soleil?

mardi 12 janvier 2010

L'autre soir

Les enfants ont mangé ça:

Pendant que nous les parents
on mangeait ceci:

vendredi 1 janvier 2010

Tradition des fêtes

J'ai une tradition du temps des fêtes. À chaque année, comme j'ai un peu de temps libre, je sors ma machine à coudre. Il y a 3 ans, j'ai fait des bas de Noël. L'année dernière, j'ai fait une robe de chambre pour ma fille et une petite robe pour sa poupée. Cette année, je me suis fait une tablier.

Je n'ai pas de petit coin de couture, encore moins de chambre à moi. Quand je couds, je mets tout mon bardas sur la table de la cuisine. Y'a des fils partout, des épingles qui tombent par terre, des rallonges électriques qui barrent le chemin.

Avec beaucoup de collaboration de mon homme, j'ai fêté mon premier de l'an en passant la journée à mon moulin. C'était la journée idéale pour ce genre d'entreprise: dans le frigo, plein de restes. Ainsi, quand, à 13h37, les enfants ont réclamé leur dîner, je n'ai pas eu à me ramasser. Et nous avons pu les envoyer manger au sous-sol, devant la télé, sans surveillance parentale.

Je suis une couturière remarquablement botcheuse. Mais cette fois-ci, j'ai fait beaucoup d'efforts. Je voulais qu'il soit beau mon tablier. Et solide pour survivre à toutes les brassées de lavage qui ponctueront son existence. J'ai donc repasser quand on me disait de repasser, épingler avec diligence, utiliser ma règle pour bien mesurer. Et voici ce que voilà.






Je me suis empressée de tout terminer avant 17h pour qu'il soit prêt pour la préparation du souper. Après seulement quelques heures d'existence, il a su se rendre indispensable. Il a déjà protéger mes vêtements contre les éclaboussures de sauce de tomate, séché mes mains mouillées et savonneuses et même essuyé un bout de comptoir.

Je crois que je ne vais pas redescendre tout de suite ma machine à coudre au sous-sol. Je sens qu'il va me falloir un autre tablier avant la fête des rois.

Celui-là est déjà sale.

mardi 22 décembre 2009

À Noël, huit Québécois sur dix

mangent de la dinde.
Hé bien pas nous! Pas cette année du moins.

Nope. Parce que cette année, mon père m'a offert mon cadeau d'avance. Dans la nuit de jeudi, on va plutôt étrenner un ensemble à raclette! Je m'étais promis que je me l'offrais cette année. Mon père l'a su. Comme il voulait se l'offrir aussi, bien il nous l'a acheté et voilà le kit en garde partagée!

Mes parents fournissent donc l'appareil et nous le fromage, mais il arriveront aussi avec des huîtres et du foie gras. Et des bulles pour les adultes, du nectar d'abricot pour les petits. Pas de bûche pour dessert, mais des choux à la crème.

Et le lendemain ce sera des gaufres maisons. Avec du bacon. Et mon yogourt à l'orange. Pis mon pain qu'on pourra tartiner soit avec la confiture de framboises que j'ai préparé en juillet ou alors celle aux prunes que j'ai fait en septembre.

Quand ma table est pleine comme ça
je déborde de bonheur.

Pas de dinde donc, mais on aura aussi du gâteau aux fruits.
(ma recette de gâteau aux fruits vient du côté de chez Katia.
Je dois te parler d'elle un jour.
Le secret d'un bon gâteau,
c'est vraiment la qualité des fruits confits.
Souvent, dans les paquets de fruits confits mélangés,
y'a pas de fruits
mais du navet!
Évidemment, je ne pomponne mon gâteau depuis le mois d'octobre
en le badigeonnant ici et là de Grand Marnier,
c'est une version pour enfants.
Avec juste un peu d'alcool.)

Et des sablés écossais.
(La recette est tirée d'un vieux magazine que j'avais pris à la LCBO
quand on habitait le Nord de l'Ontario.
J' a d o r e les sablés.
Mon chum aussi.
Le secret?
Du beurre.
Mais surtout,
un peu de farine de riz,
pour le côté bien sablé.)

Au cas ou ont aurait faim.
Tsé.

On quitte demain pour la campagne, on se retrouve de l'autre côté Madeleine. Un très joyeux Noël à toi et ta famille! Bonne bouffe. De la dinde chez vous?
Et à nos lectrices fidèles et infidèles, puissions-nous toutes rester gourmandes de vie!

jeudi 17 décembre 2009

Listes


Cher Père Noël,
Vous en avez de la chance.
De m'avoir sur votre liste je veux dire. Non mais, tsé! M'semble que lorsque quelqu'un aime cuisiner, trouver le cadeau qui saura lui plaire est d'une facilité déconcertante.

Je vous laisse malgré tout quelques suggestions. À tout hasard.

1. Pain, le livre de Josée Fiset et Éric Blais
2. Veganomicaon: The Ultimate Vegan Cookbook
3. Un petit transistor pour écouter la radio dans la cuisine
4. Une cocotte en fonte ou en argile, pour faire braiser la viande cet hiver et remplacer, vous savez là, la belle cocotte alsacienne que j'avais et qui m'a lâché il y a un an déjà (sauf que ça me la prendrais plus grande, à cause d'eux).

ps: pour les autres cadeaux qui ne sont pas reliés à la cuisine, comme euh, je ne sais pas euh, ma bague en diamants, mon manteau de fourrure ou mes boucles d'oreilles en perles d'eau douce, genre, ben je te contacte par mail ou bedon on s'en parle une fois les enfants couchés, dacco-dac chéri?

À cuisiner avant Noël
1. Gâteaux aux fruits
2. Truffes
3. Biscuits sablés
4. Ragoût de pattes
5. Pâté au poulet
6. Tourtières

lundi 12 octobre 2009

Le Secret est dans le vin

Ronald hurlerait.
C'est d'ailleurs ce que j'ai fait lorsque j'ai lu cette nouvelle chez Leonore de FreeRangeKids. Résumé de l'affaire.
Depuis le 12 septembre, l'État du Maine a renforcé une loi visant à s'assurer que les dégustations de vin soient faites de façon à empêcher toute possibilité qu'elles soient vues par des enfants. À cet effet, une propriétaire de boutique de vin qui demandait à des inspecteurs si elle pouvait organiser des dégustations si elle baissait les toiles dans les fenêtres et les portes s'est fait répondre que non. "Si un client venait à ouvrir la porte, même si il y un rideau sur la dite porte, un enfant passant par là pourrait toujours regarder dans la boutique et risquer d'apercevoir un adulte avec un verre de vin à la main.
Chez nous, il y a souvent du vin à table. Et je me fais un point d'honneur d'en discuter devant les enfants. Je suis loin d'être une connaisseuse, comme Ronald ou mon père, mais le vin fait parti de ma culture et fera partie de celle de mes enfants. Je garde en moi le souvenir de mon père qui, lorsque nous habitions en Europe, m'avait placé devant deux coupes de vin me demandant des les humer et de les goûter. Soudainement, un monde qui s'ouvrait. Bon sang, mais comment est-ce que le vin pouvait être si différent?

Le vin plaisir, le vin culture. La bouteille qui trône discrètement sur tellement de photos de tablées. Le vin amoureux que l'on arrive envers et contre tous à déguster parmi les cris, la coupe que l'on cherche parmi les nombreuses casseroles et plats ou la bouteille que l'on dépose trop souvent sur une nappe déjà craquante des miettes des enfants. Vin vie.

Oh, d'accord, ce n'est pas la classe de notre ami Ronald, cette classe qui me rend verte de jalousie. Ronald dont je savoure le blogue et m'inspire de ses découvertes faites dans le respect de l'art pour les tester à mon tour dans l'art du chaos. Mais ça marche, parce que chaque fois, on y prend du plaisir. Et parce que depuis des générations la culture du vin se marie si bien à la culture familiale.

Je t'invite Madeleine à aller scèner du côté de chez Ronald. Et quand tu y seras, tu lèveras ton verre à sa conjointe qui vient de donner naissance à leur deuxième millésime. Souhaitions simplement que le chaos n'envahisse pas trop le connaisseur!

vendredi 11 septembre 2009

Le plaisir de manger

Mon père n'a pas été étonné lorsque je lui ai dit que j'avais pris 10 livres au cours des 6 derniers mois. Ma sœur non plus. S'ils n'ont pas été étonnés, ce n'est pas parce que j'ai de mauvaises habitudes alimentaires ni parce que cela paraît beaucoup, mais bien parce qu'ils savent que je suis une bonne mangeuse. C'est parce qu'ils sont comme moi. Ou, en d'autres mots, c'est de famille. Ils ont eu, comme moi, à constater des prises de poids soudaines et à remettre à question leurs habitudes pour éviter que ça empire.

C'est bien ce qui m'arrive. Je mange bien, mais je mange trop. Apparemment, en tout cas, puisque j'ai pris 10 livres. Comme presque toute les femmes, je me préoccupe de ma ligne, mais je ne suis pas, il me semble, obsédée par mon poids. Cependant, 10 livres, c'est vraiment un trop gros bond. C'est signe qu'il faut agir.

Qu'est-ce qui a changé depuis 6 mois? Trois choses fondamentales: je n'allaite mon bébé que deux toutes petites fois par jour (ce qui est une dépense énergétique insignifiante comparé à un allaitement exclusif); j'ai recommencé le boulot et je bouge beaucoup moins que lorsque je me déplaçais de parc en parc avec les enfants en poussant ma grosse poussette double (aaaah... doux souvenirs!); et puis, j'ai obtenu mon permis de conduire alors je prends souvent la voiture au lieu de marcher ou de prendre mon vélo comme je le faisais avant.

Je dépense moins d'énergie, mais je mange autant qu'avant, donc je prends du poids. C'est mathématiques.

J'ai donc deux choix: manger moins ou bouger plus. Je pourrais bien tenter de bouger un peu plus dans mon quotidien, mais comme je m'entraîne déjà 3 à 4 heures par semaine à la course à pied, il est irréaliste de penser que je pourrais intégrer plus d'activités physiques dans ma semaine. Je dois donc manger moins.

Je refuse toutefois de compter mes calories. Cela m'ennuie et en plus, je crains de montrer cet exemple à ma fille. Ne dit-on pas que les jeunes filles sont de plus en plus obsédée par la minceur. Contradictoire n'est-ce pas dans une société ou l'obésité infantile fait des ravages?

Le problème est peut-être dans l'absence de plaisir réel, réfléchi, senti, goûté, vu. Une espèce de déconnexion corps/esprit. Serait-ce donc la clé? De prendre le temps? De savourer? Quand je mange un morceau de chocolat noir 85%, un morceau me suffit tant le goût est riche et satisfaisant. Et si je prenais le temps de goûter ainsi tout ce qui passe dans mon assiette? De célébrer le plaisir de manger? D'être reconnaissant de ce que j'ai devant moi au lieu de penser à ce qui vient? Je mangerais peut-être moins, non? Je veux bien tenter le coup.

En attendant, mon homme est loin de se plaindre. Il trouve au contraire que je remplis plutôt bien mes jeans, ce qui n'est pas pour lui déplaire.

Je vous laisse sur ce billet d'une populaire blogueuse américaine qui parle du plaisir de la vie, en général et de manger, en particulier.

vendredi 28 août 2009

Je manquais d'inspiration

Puis, je suis allée au marché...

Madeleine, 18$ pour 50 livres de tomates italiennes.






















L'impression d'être riche et vivants.
Mille et un plats à ma portée.
Mille et une plantes qui donnent pour ma famille.






Aller visitez vos producteurs locaux.






C'est à leur tour de se laisser parler
d'amour...




L'abondance de la terre de chez nous.































Les couleurs de la plus belle des saisons.

mercredi 26 août 2009

Désordre et créativité


Ce livre et cet hilarant documentaire défendent à peu près la même thèse: que le désordre n'est pas aussi contre-productif qu'on pourrait le croire. Maintenir l'ordre à tout prix demande beaucoup de temps, sans nécessairement augmenter l'efficacité, et chaque désordre peut être un système d'organisation personnel en soi.

Bien plus, le désordre serait source de créativité. C'est plutôt rassurant. Et cela explique peut-être le secret de ma créativité culinaire. Car voici quelques-uns des ilots créatifs dans la cuisine:



Un petit bout de comptoir de cuisine sur lequel on peut voir: tous les effets scolaires des enfants, deux chapeaux de cowboys, une recharge à batterie, Chick Hicks, un téléphone (si, si, là-bas, au fond), un bouquet de fleur en papier donné à la dernière Saint-Valentin, un linge à vaiselle rouge contenant la collection de roches de Victor et une paire de gants pour le jardinage.



L'armoire à Tupperware, la préférée de Léopold. Il la réorganise souvent. Je ne saurais faire meilleur travail.




Finalement, l'armoire en coin qui contient mes casseroles, AKA, l'armoire qui fait soupirer mon homme. Admirez l'équilibre précaire de l'empilade dans le fond. Je l'ai fait toute seule. Sans l'aide de Popold.

J'ai longtemps combattu mon petit côté bordélique. À compter d'aujourd'hui, j'annonce que je lâche prise. Je pourrais même aller jusqu'à vous montrer d'autres coins de la maison, mais je ne voudrais surtout pas vous intimider avec l'immense potentiel créatif de ma famille.

Bien sûr, ça prend un peu d'ordre pour faire fonctionner une famille de six. Mais peut-être faut-il se rappeler, encore et encore, que ça ne sert à rien de virer fou. Un peu de désordre, c'est bon pour la santé.

jeudi 20 août 2009

Le lait de Cléopâtre


Pendant nos vacances, ma famille et moi sommes arrêtés dans une petite ferme, pas loin de Saint-Siméon dans Charlevoix: la Ferme de l'Âne du Saint-Laurent. Rassurez-vous, je n'y ai pas acheté de viande d'âne pour compléter mon régime végétarien (quoique, j'imagine bien qu'on mange de l'âne quelque part sur la planète), mais plutôt des savons faits à base de lait d'ânesse.

Deux raisons m'y ont incité:

  • D'abord, paraît que Cléopâtre se baignait dans du lait d'ânesse. Cléopâtre est un personnage historique que j'aime beaucoup et Astérix et Cléopâtre, une des histoires qui ont marqué mon enfance. En d'autres mots, ça me plaît bien de penser que je me rapproche un peu de cette reine séductrice et intelligente.
  • Ensuite, la composition du lait d'ânesse est similaire à celle du lait humain, beaucoup plus qu'a celle du lait de vache. Au 18e et 19e siècles, on donnait du lait d'ânesse aux nourrissons que les mères ne pouvaient allaiter. Les bébés étaient nourris à même le trayon de l'ânesse qui était apparemment bien adapté à la bouche du bébé. Une même ânesse pouvait nourrir jusqu'à trois petits humains.
Ceux qui connaissent mon intérêt pour le lait de femme comprennent donc qu'il n'en fallait pas plus pour que je décide d'acheter des produits offerts par la ferme. Et c'est d'ailleurs sans regrets! Les savons créés pour leur gamme de produits cosmétiques appelée Shamâne sont tout simplement... royaux! Doux, crémeux et mousseux (c'est très important, selon moi, parce que beaucoup de savons naturels ne produisent pas assez de mousse à mon goût!) Il est d'ailleurs possible d'essayer les savons sur place. Dans la savonnerie, on a installé un sympathique comptoir avec savons, chaudières d'eau pour rincer et serviettes à main.

À 7$ la demi-sphère de 80 gr., ce n'est pas donné. Pas question, donc, de laisser mon précieux savon fondre dans la douche à la portée des enfants! Mon savon est bien caché dans l'armoire. C'est mon petit produit de luxe à mon tout seul.

Après tout, il ne peut y avoir qu'une reine dans un foyer, right?

Si vous passez par Saint-Siméon (et plus précisément par Port-au-Persil) je vous suggère fortement de faire un crochet par là. Sinon, il est possible de commander les produits sur Internet.