dimanche 28 février 2010

Les gaufres

On adore!
À notre époque ALE, on achetait des gaufres surgelées. Bio hors de prix, mais ça ne nous faisait pas un pli puisque nous étions des tourtereaux bien naïfs.

Avec deux enfants, je trouvais que ça commençait à faire cher du p'tit déj et je me voyais dire adieu à nos repas gaufres. C'est un peu après la naissance d'Albi que je me suis offert un gaufrier pour trois fois rien. L'appareil est devenu chez nous l'électro-ménager le plus utilisé - après la mini-balayeuse, mais ça, ça ne compte pas.

Depuis trois ans j'ai adopté plusieurs recettes de gaufres, mais aucune ne me donne plus de satisfaction que celle que j'ai découvert un peu avant Noël.

Les gaufres à la levure
La pâte demande à reposer toute la nuit,
mais une fois qu'on y goûte,
c'est une bien mince exigence.
Jamais je ne retournerais à mon ancienne recette.

Pour une famille de 6
3 t de farine
3 t de lait
un bon gros 1/3 de tasse de beurre, fondu
1 1/2 c. à soupe de sucre
1 c. à thé de vanille
3/4 c. à thé de levure
2 oeufs

Mettre les ingrédients secs dans un grand bol.
Mélanger le lait, le beurre et la vanille et incorporer à la farine.
Couvrir d'un linge et laisser reposer toute la nuit.

Le lendemain, séparer les jaunes d'oeufs des blancs.
Brouiller les jaunes et les ajouter à la pâte.
Mixer les blancs jusqu'à l'obtention de pics mous.
Incorporer délicatement à la pâte en pliant.

Faire cuire dans un gaufrier huilé.

Servir avec du sirop d'érable
des fruits
de la crème fouettée
du chocolat
...
!et profitez de la vie!
(Albi, à l'époque lointaine où il ne mangeait qu'une seule gaufre)

jeudi 25 février 2010

Maman, j'ai faim se lance en affaires...

Vous trouvez vos repas trop tranquilles? Vous vous demandez comment animer votre table?

Ne cherchez plus! Avec le Kit de conversation autour de la table Maman, j’ai faim ©, vous ne craindrez plus de mourir d’ennui.

Dans le kit spécialement élaboré pour les mamas de Maman, j’ai faim, vous trouverez une foule de sujets, de jeux et d’idées originales pour créer de l’ambiance et animer vos soupers.

Pour lancer votre soirée, allez-y avec une valeur sûre. Le sujet no 1 qui a été testé et éprouvé depuis des millénaires : Qu’est-ce qu’il y a pour souper maman?

Enfant : Qu’est-ce que t’as fait pour le souper?
Mama : Un ragoût de boulettes végétarien.
Enfant : * gulp * Et pour dessert?
Mama : Un gâteau triple chocolat avec coulis de fraise.
Enfant : Ah… Mmmmmm… Il est délicieux ton ragoût maman d’amour. Merci!

Le sujet no 1 a été épuisé, ne craignez rien. Passez au sujet no 2 : Comment s’est passé ta journée mon petit Lapin?

Papa : Et puis, mon trésor, comment s’est passé ta journée?
Enfant1 : Euh… Ben… Je sais pas… Ben… J’m’en souviens plus…
Mama : Et toi mon chaton?
Enfant2 : Ben, à la garderie, y’avait Téo. Y’avait Lianne. Y’avait Boubou. Y’avait Vivianne. Y’avait Madeleine. Pis y’avait Marijo.
Mama : Pis toi mon petit bébé d’amour?
Bébé : Boubou… ‘Ianne… ‘ Ijo…
Papa : Pis toi, mon grand?
Enfant3 : Ben, ce matin, je me suis levé. Pis là, j’ai pu constaté que j’avais bien dormi. Alors j’suis allé aux toilettes, comme tous les matins-là, pis là…
Papa : Peux-tu passer aux faits saillants?

Malgré tous ces sujets stimulants, votre souper manque d’un peu de piquant? Pas de problème, amorcez le jeu : Je fais dire des niaiseries à mon petit frère!

Enfants : Popol… Je mets le poulet sur leeeeee …?
Bébé : Cacaaaaaaa.
Enfants : Wouhahahahpfffwouhahah. Je mets le jus sur leeeee …?
Bébé : Pipiiiiiiii.
Enfants : Wouhahahapfffffffwouhahahahaha.

Vous craignez encore l’ennui que susciterait la paisible tranquillité? Passez à l’action sans tarder et lancez des consignes au hasard!

Mama et Papa : Victor, assis-toi comme il faut… Rosanna, t’as encore échappé ta fourchette? Achille, mange. Voyons, Victor, t’as un couteau messemble? Tu pourrais peut-être l’utiliser? Léopold, si tu lances encore de la bouffe, j’enlève ton assiette. Non, tu peux pas te lever tout de suite… J’m’en fous que tu aies envie de pi… Bon, ok, vas-y. Mais lave tes mains après pis reviens. Voyons, Rosanna, pourquoi t’as renversé ton verre? Popold… (yeux menaçant).

Procurez-vous sans tarder le Kit de conversation autour de la table Maman, j’ai faim ©. Un outil indispensable!

lundi 22 février 2010

À la rescousse!

Madeleine, on a besoin de nous.

J'échangeais avec cette chère Marypa quand elle m'a lancé:
J'aimerais ça savoir comment tu bâtis tes menus, je nage dans le noir total, donc ça niaise ben trop pis j'ai besoin de cet outil pour nous sortir du marasme alimentaire !
Est-ce que tu bâtis tes menus Madeleine?
Il existe bien sûr des outils sur la toile, mais j'ai longtemps pensé à la question de mp afin de lui trouver une réponse intelligente. En fait, ce n'est pas tout le temps que je planifie nos menus. Ce n'est pas non plus une tâche qui me prend énormément de temps. Pourtant, j'ai ma méthodologie complexe, mais complètement intégrée. Je veux dire que j'ai tout ça en tête.

Des petites cases que je remplis mentalement chaque semaine.

Si je planifie mes menus, je le fais par nécessité. Le travail qui fait en sorte que, surtout trois fois par semaine, on n'a pas de temps à perdre à faire les courses quotidiennes, ni même le loisir d'ouvrir le frigo et de contempler son intérieur en méditant sur ce qu'on pourrait bien manger ce soir. Quand je ne travaille pas par contre, on peut très bien vivre à l'européenne et faire nos courses au gré de notre appétit.

Comment décides-tu de ce que ce que vous mangez?

Chez nous, aie-je expliqué à Marypa, j'y vais par cases. De mémoire, je sais que j'ai trois ou quatre cases de repas végé, une case de congélo (lire: on pige dans les réserves), une case de fin de semaine (lire: on se paye la traite), trois cases de "trois fois par semaine" (lire: hyper simple), une case de poisson, une case kids friendly (lire: les gars suggèrent), une case brunch et ensuite, je jongle avec tout ça pour à peu près arrêter 7 soupers et notre brunch du dimanche.

Ah oui! autre critère, j'essaie d'avoir au moins deux repas qui font des restes pour mes lunchs et un dîner chaud pour mes écoliers.

Oui ça demande une certaine discipline mentale, mais en même temps, depuis la question de Marypa, je réalise que ça facilite ma vie. Ça n'a rien de routinier non plus. Les classiques reviennent oui, mais en même temps, la journée des courses, j'aime fouiller les livres et les sites à la recherche de recettes alléchantes. C'est peut-être moins spontané, surtout pour mon chum qui parfois me lance un:
m'semble que je mangerais ça ce soir...
auquel je dois répondre que
chéri, c'est que tu aurais dû me le dire jeudi...
ce qui lui coupe invariablement l'élan.

En revanche, c'est vachement économique.
Mais pour mp ce n'est pas un critère, elle bat tous les records de ce côté.

Au fond, en y pensant bien, c'est vrai que ça sort du marasme alimentaire de prendre le temps, une fois par semaine, de vraiment penser à ce qu'on va manger.

Des idées pour aider Marypa? Nos lectrices ont sûrement aussi leur avis là-dessus.
On se retrouve dans la section commentaires?

samedi 20 février 2010

Miss Étiquette

En janvier, dans une fête d'enfant, j'ai rencontré Marcela Barragan. Il faut dire que dans une fête, Marcela est difficile à manquer. Vêtue d'un jean, arborant un joli collier de perles et parfaitement maquillée, elle parlait à tout le monde avec aisance, une bonne humeur contagieuse et un charmant accent espagnol.

Marcela est une jolie femme d'origine colombienne. Dans son pays, elle a étudié en relations internationales et diplomatie. À Montréal, elle a décidé de fonder une compagnie de relations publiques et de gestion d'événements. Elle donne également des cours d'étiquette aux adultes... et aux enfants.

Toi, Annie, tes enfants, crois-tu qu'il saurait se comporter à peu près normalement dans un événement, disons, semi-officiel? Tsé, genre, la reine d'Angleterre débarque chez vous pour le souper, tu es confiante ou un vent de panique s'empare de toi?

Je dois admettre que par chez nous, le comportement à table est quelque peu problématique. Oublie leur apprendre à ne pas mettre leurs coudes sur la table, on en est encore à leur rappeler d'utiliser leurs fourchettes... On est vraiment loin, à des années lumière, de ceci:




Je crois que Marcela tient quelque chose. Le savoir-vivre, le respect de certaines convenances, simplement suivre un code social, ce sont des choses importantes. L'étiquette est une façon de montrer aux autres qu'on se préoccupe d'eux. Et puis, y a-t-il quelque chose de plus charmant qu'un jeune homme qui a des manières impeccables? Tu les vois, nos fils, tirer notre chaise à table? Tu crois que leurs pères finiraient par le faire aussi?

L'étiquette n'est pas pour autant synonyme de rigidité. Avoir de l'étiquette, c'est aussi mettre les autres à l'aise. C'est être comme Marcela: s'assoir par terre et jouer avec les enfants, avec son collier de perles; butiner d'une conversation à l'autre en ayant toujours le mot juste; faire sentir à tout un chacun qu'il importe, que sa présence est appréciée; en faire ni trop ni trop peu. Elle est comme ça Marcela. Que veux-tu. Marcela elle l'a.

Après la saison de hockey, quand les choses dans ma maison redeviendront un peu plus calme, j'ai bien envie d'inscrire mes plus vieux à une formation d'étiquette. Et puis, moi-même, d'ailleurs, j'aurais besoin de me faire rafraîchir la mémoire...

Ça t'intéresse, Annie?

vendredi 19 février 2010

Reçu dans ma boîte courriel

La ferme du Mont Marcil à St-Didace dans Lanaudière
Bonjour,
nous sommes une jeune famille qui produisons des légumes biologiques (sans certification). Nous offrons un service de livraison hebdomadaire à Montréal de la fin mai à la fin octobre. Certaines conditions s’appliquent.

Pour une réservation, une visite ou de plus amples renseignements contacter :
Jean Sébastien ou Fleure via lachapellejs@yahoo.fr

mercredi 17 février 2010

Élisabeth Badinter (Ajout)

Elle n'aimerait pas notre blogue.

Dans son plus récent livre, la philosophe féministe dénonce la "tyrannie de la maternité qui renvoie les femmes à la maison". Elle note également "la montée en puissance d'une idéologie naturaliste qui, par son exaltation de la maternité, tend à les renvoyer à leur seule fonction de mère nourricière".

Non, elle n'aimerait pas notre blogue. Nos recettes de pain maison. Nos entrées sur la nourriture bio. Nos réflexions sur le savoir-faire des ménagères. Que dirait-elle de nos photos en tablier? Et bon sang, si en plus elle savait qu'on publie un livre sur l'allaitement!

C'est clair, nous sommes les porte-paroles de ce puissant lobby de régression.

Heureusement, on a un travail rémunéré. Ça nous sauve du jugement dernier.

Es-tu féministe Madeleine?

Pour ma part, je croyais bien que oui. Jusqu'à hier.

Je croyais que d'avoir mes enfants au moment où je les ai voulu était un choix féministe.

Que de les avoir chez moi, comme je le voulais, était une position féministe.

Que de les allaiter selon mes termes était féministe.

Que de pouvoir organiser ma vie en fonction de tout ce qui me tient à coeur était un leg féministe.

Je croyais que de définir ma maternité selon mes valeurs était une façon d'être féministe.

Je n'ai pas lu le livre de Badinter, mais hier en fouillant les articles, les blogues et les commentaires sur le sujet, j'en suis sortie confuse.

J'allaite comme une guenon.

Mes bébés sont une manifestation de la domination masculine.

Mes accouchements sont un refus du progrès.

Mes couches lavables sont un acte terroriste.

Ma cuisine maison est une régression.

Ma maternité est une défaite.

Mes choix sont des aliénations.


Te sens-tu aliénée Madeleine?

On me dit que je ne suis plus féministe et me voilà un peu mêlée.


Alors je vais arrêter de faire mon pain.

Je vais sevrer ma fille.

Je ne vais plus m'inspirer de mes grand-mères.

Je ne chercherai plus à me voir aussi à travers les yeux de mes enfants.

Je ne les appellerai plus mes enfants.

Je ne me ferai plus appeler maman.

Je vais arrêter de bloguer.

Je vais retirer mon nom de notre livre.

Je vais me débarrasser de mon tablier (désolée Madeleine).

Ainsi, je serai

L

I

B

R

E m a n c i p é e .



Madeleine dit:

Ce discours féministe me rend folle. C'est le même discours qui proclame que les congés de maternité qui ont été mis en place par plusieurs pays sont une conspiration pour écarter les femmes du marché du travail. Ce même discours qui nie la maternité comme manière valable de vivre sa vie de femme. L'instinct maternel n'existe pas. La femme ne serait qu'une construction sociale. Badinter est la fidèle héritière de Beauvoir.

D'aussi loin que je me souvienne, je suis féministe.

Depuis l'adolescence, je ressens un malaise profond face à ce refus de la maternité de certaines féministes. Déjà, je vivais au fond de moi les contradictions alors que s'entrechoquaient mes désirs les plus vifs: être mère (oh oui mère de plusieurs, plusieurs enfants) et m'épanouir professionnellement. J'ai lu Badinter et Beauvoir sur les bancs d'université. Heureusement, j'ai aussi lu Greer et Houston. Heureusement, mon besoin d'être mère était plus fort que tout. Heureusement, j'ai aussi su que j'avais le droit d'avoir des aspirations professionnelles.

Heureusement, je suis née à une époque ou tout est possible.

Ce qui me choque le plus dans ce premier discours féministe est le quasi culte qu'il voue à l'émancipation professionnelle. N'est-ce pas là aussi une aliénation? Un besoin de recevoir l'approbation du monde masculin? Un besoin presque maladif de reconnaissance?

Et ce qui me choque encore plus est ce besoin de certaines féministes de dire aux femmes ce qu'elles doivent faire de leur propre vie: n'est pas là une forme de paternalisme? Ont-elles si peu confiance en l'intelligence de ces femmes qui font d'autres choix que les leurs?

Bien sûr, la maternité vécue comme unique épanouissement a ses écueils. Il faut aussi le dire. Mais pourquoi faut-il toujours qu'on le dise sans nuances?

Et si l'équilibre était plutôt à privilégier?

Je l'ai trouvé, mon équilibre, grâce à l'amour et l'énergie que je mets dans tout ce que je fais: dans mon travail, dans ma cuisine, dans la vie de mes enfants, dans ma chambre à coucher (oh!). L'amour génère l'amour. La vie génère la vie.

Annie, elle est là, la liberté... et elle s'habille très bien d'un joli tablier.