
mardi 14 février 2012
Lent et vite

samedi 16 avril 2011
Les fées
Albert, mon Albi de quatre petites années de rien du tout était invité à sa toute première fête d'amis. Celle de Raphaëlle. Une fille.
- Qui va être là mon minet?
- Ben, Lila, Zia, Mia, Malika...
- Ah. Et Michaël?
- Non. Pas Michaël.
- Pis Joey?
- Non. Pas Joey.
- Bon. Qu'est-ce qu'elle aime Raphaëlle?
- Ben, les fleurs, les fées, les princesses...
- Okay...
- Je vais lui faire une carte à Raphaëlle. Une carte de fleurs. Un vaisseau fleur. Ulysse, tu peux dessiner une fée ici? Une fée dragon.
- ...mais... Qu'est-ce que tu as dessiné ici mon minet?
- Mouhaaa! Des "x", il a fait des "x"! Ça veut dire qu'il l'aime!
- MÊME PAS ULYSSE!
Je suis allée mener mon Albert chez Raphaëlle. Il était le premier arrivé avec ses grands yeux noirs sous sa casquette du Canadien. Elle était en rose de la tête aux pieds avec une robe qui brille. Ça sentait bon le gâteau au chocolat qui cuit mais, c'est ça, je devrais y aller moi là.
- Maman...
- Ça va aller mon chou.
- mais maman...
- Albert! Viens, on va aller dans ma chambre!
- Bye maman!
- Bon. Okay...
À la maison, mon fils aîné avait invité un ami. Pendant que j'écrivais ce billet, les gars ont passé l'après-midi à faire des choses normales: se battre, jouer à des jeux vidéos, faire les pitres, jouer au mini-hockey.
Je suis allée chercher Albert en fin d'après-midi. Plein de petites filles roses et une casquette du Canadien.
- Qu'est-ce que vous avez fait mon minet?
- Ben des jeux de filles. Il y avait un gâteau maman! Noir. Gros comme ça! Avec du glaçage aussi. Plein. Très crémeux maman! C'est Stéphanie qui l'avait fait.
- Stéphanie?
- La maman de Raphaëlle. Il était très bon.
- ...
- ...
- Meilleur que les miens?
- Plus, plus bon.
- QUOU-AH?!?
- Ben non, j'te blague! Mais tu pourrais en faire un comme ça maman pour ma fête? Très sucré, avec plein d'étages! Mais pas de fleurs okay maman, juste avec un Flash.
- C'est sûr mon chou! Pas de fée non plus okay. Flash et un gros signe du Canadien! Avec le numéro de Plekanec aussi si tu veux! Tu aimerais ça mon minet?
Un jour, il y en aura une qui partira pour de bon avec mon Albert. Elle aura décroché le jack pot celle-là. Elle s'appellera peut-être Raphaëlle. Ou peut-être pas non plus. Après tout, ce sera sa vie privée d'homme. Je me permettrai juste un conseil si elle veut le garder: elle pourra aimer toutes les fées qu'elle veut, mais elle est mieux de bien faire les gâteaux.
Ben, pas aussi bien que moi là.
mardi 8 février 2011
Des multiples usages du riz
Ça remonte au début du mois de novembre. Je l'avais échappé une seconde et quart dans l'eau. Bravo championne! Le "touch" ne fonctionnait plus et tu sais, un iPod Touch sans "touch", bin c'est ça.
J'avais tout essayé: le secouer vivement, le faire sécher, le laisser se décharger puis le recharger. Niet, rien, toujours plus de "touch".
Une recherche avec les mots "iPod" et "water" dans Google m'avait appris que ça regardait plutôt mal mais qu'on pouvait toujours l'envelopper dans une serviette et le placer sur le calorifère pendant quelques heures. Ce qui fut fait, sans succès.
On indiquait aussi qu'on pouvait le mettre dans du riz et l'oublier là plusieurs jours. Je sais pas, un truc avec l'amidon du riz qui aspirerait l'humidité. Come on.
Quand même, j'étais au désespoir. On s'attache à ces petites bêtes là. Plus de iPod, plus de Nike pour savoir combien vite et comment loin je cours. Plus de musique dans le métro. Plus d'Angry Birds au resto pour calmer des enfants déchainés. Alors un peu honteuse, j'ai déposé mon petit iPod dans mon immense bac de riz. Et je l'ai comme oublié là.Oui, oublié. D'abord, c'est un très gros bac. Ensuite, il n'y pas que le iPod dans la vie tu sais. Il y a le iPad. Ainsi, depuis Noël, j'avais quand même pu passer à autre chose.
Enfin, presque. Chaque fois que je partais courir, je pensais à mon fidèle petit iPod qui agrémentait si bien mes sorties. Puis disons-le, courir avec un iPad, d'abord ce n'est pas très chic et ensuite ça te retarde un 10km ça madame.

Chaque fois que faisais du riz aussi je pensais à mon petit iPod, toujours brisé, écrasé au fond de mon immense bac de basmati bio.
mardi 26 octobre 2010
La tarte au Jello

Je ne sais pas si c'est vraiment bon ou si c'est le souvenir de ma mère qui fait que j'aime ça.

vendredi 10 septembre 2010
Sissi - AJOUT
Un poisson.
Oui Madeleine, tu as bien lu. Un os*** de poisson. En fait, je devrais plutôt dire un Combattant de Siam. Ou un Betta splendens, si tu veux.
Anyway, je te présente Sissi.
Ouan.
C'était la fête d'Ulysse et un petit ami est arrivé avec le poisson. Comme cadeau. Dans un genre de sac de lait tu sais.
Chic!
J'aurais aimé prendre en photo la gueule que j'avais quand j'ai vu le poisson. Pour documenter tout ça sur le blogue, tsé. J'imagine que c'est la joie qui m'envahissait qui m'a troublée l'esprit parce que pendant quelques instants, j'ai plus trop su où j'étais tu vois. Alors c'était un peu difficile pour moi de me tirer le portrait.
Tous (sur différents tons): Un poisson!
Chum (rire convivial): On n'a même pas d'aquarium, ah, ah, ah!
Mère de l'ami (enthousiaste): Oh! C'est vraiment pas compliqué un Betta, vous pouvez même le mettre dans un petit verre en attendant.
Ulysse: C'EST LE PLUS BEAU CADEAU DE TOUTE MA VIE!
Moi à chum (chuchotement dents serrées): Un pois-son? Chéri?
Ulysse: Je vais l'appeler Sissi!
Chum (montrant sa culture): Ouais fils, en l'honneur de la reine d'Autriche, ah, ah, ah!
Moi (espérant): Tu sais Ulysse, peut-être que l'ost..., euh peut-être que Sissi ne s'habituera pas à la maison, il me semble un peu piteux là.
Piteux, yeah right. In your frigging dreams!
Ainsi, depuis une semaine quand je fais la vaisselle (ie: très souvent ces temps-ci), le fringuant Sissi m'accompagne. Parce que vois tu, c'est sur le comptoir de la cuisine que l'aquarium du Combattant de Siam a élu domicile.
Un poisson.
Sissi.
Oublie les poules en ville ou les écureuils au vin blanc veux-tu. Tu crois que quelqu'un aurait une bonne recette de darnes de Betta?
*****
Madeleine ajoute:
Ah ben! Toi aussi un poisson?
Nous aussi. Même qu'on en a deux. Ça fait plus d'un an qu'on les a.
Deux o**** de poissons. Sauf qu'ils ne sont pas dans la cuisine, ils ont élu domicile dans le salon. Un vrai aquarium, avec un filtre et tout.
Au début, tu sais, les enfants étaient super contents. On en avait trois: Noir-noir, le poisson noire, Satipo, le poisson rouge, et Marguerite, le poisson rose. Et puis, évidemment, l'indifférence s'est installée.
Indifférence ou pas, on est toujours bien obligés de laver le p***** d'aquarium. Je dis "on", mais je devrais "lui" parce que c'est mon homme qui s'en charge, de moins en moins assidument d'ailleurs. Même que ça fait bien 3 ou 4 mois que l'aquarium n'a pas été changé.
Euh... la SPCA, elle se préoccupe des poissons négligés tu crois?
Ma relation envers les poissons s'est abruptement métamorphosée (d'indifférence à haine) l'année dernière, à la veille de partir en vacances. Parce que les poissons, tu vois, fallait bien qu'ils mangent pendant notre absence de 2 semaines! Demandez à un voisin? Tu aurais vu sa gueule: "Éric, ça te dérangerait pas de venir nourrir nos poissons deux fois par jour pendant deux semaines?" "On n'a pas le choix, avait dit Victor, il faut annuler les vacances!"
Euh... Nenon mon homme. Moi, je pars. Et les poissons, cristy, qu'ils se débrouillent.
Finalement, il existe des distributeurs automatiques pour bouffe. Alors depuis ce temps, même plus besoin de les nourrir.
C'est vachement agressif des poissons, tu sais. Non contents de leur petite nourriture quotidienne, nos poissons se mangent les uns les autres. En fait, le gros Satipo mangeait le petit Noirnoir. Ouain, vraiment dégueu. Si bien qu'un jour, Noirnoir n'avait plus de queue et ne pouvait plus s'orienter. Il fonçait dans la vitre, luttait pour atteindre sa bouffe. Ça faisait pitié.
"Faut que tu fasses quelque chose" ai-je dit à mon homme.
Puis un matin, plus de Noirnoir.
"Tu l'as flushé?" que je demande au valeureux chevalier.
"Euh, non".
"Alors quoi?"
"Tu veux pas le savoir" qu'il me répond. Puis je me suis rappelé que la veille, alors que j'étais déjà couchée, je l'avais entendu bardasser dans la cuisine qui est attenante à la chambre. "Est-ce que tu sais ou est le bidule qui aiguise les couteaux?" m'avait-il demandé tenant en main notre couteau de boucher.
Alors, c'est ça. Noirnoir a été guillotiné dans notre cuisine, sur une planche à couper.
"Il n'a pas souffert" a dit mon homme aux enfants.
Là, ben, c'est ça. Il en reste deux. Ils sont rendus gros. Ils nagent dans leur eau sale. Le petshop nous a proposé de les reprendre une fois engraissés. Ils les donneront à manger à d'autres poissons plus gros. La belle affaire.
Je suis d'accord avec toi Annie. Oublions les poules et les écureuils, on se lance dans la pisciculture.
vendredi 3 septembre 2010
Helper




samedi 15 mai 2010
Un souper haïtien
Ce petit bonhomme, je l'adore. Comme un petit pain au beurre droit sorti du four, j'en mangerais tout le temps.Lui par contre, c'est d'un souper haïtien dont il ne se lasserait pas. C'est ce qu'il m'a demandé comme repas d'anniversaire en tout cas.
La dernière fois, j'avais été un peu déçue par mon poulet haïtien. Alors mon amie Sylvie m'a donné la recette qu'elle fait. Avec une recette de Diri et pois colés en plus!
Et comme dessert, il veut un gâteau aux fraises. Alors j'ai acheté des fraises. Des litres de crème 35%. Et de la pâte d'amandes, laquelle je vais travailler pour la première fois de ma vie.
Mon poulet marine depuis hier soir. Mes génoises ont été faites hier après-midi. Je vais cuisiner tantôt
et
ce soir,
je vais prendre tout mon temps à le regarder manger le repas de ses quatre ans.
dimanche 9 mai 2010
Les vieilles
Et moi, je pense aux vieilles, même si je voudrais penser à autre chose.Au début du mois d'avril, Radio-Canada apprenait que des milliers de personnes âgées au Québec sont sous-alimentées lorsqu'elles arrivent en institution.
Sous-alimentées. Ici. Pas là-bas , ici chez nous.
« Ils ont pris des habitudes à la maison, un bol de céréales le soir, une rôtie parce qu'on n'a pas faim, on n'a pas les capacités physiques de préparer, on est tout seul à manger, donc, c'est plus facile de faire ça.»
- Lyne Duval, chef du service de diététique de l'Institut universitaire de
gériatrie de Montréal.
Est-ce que nous sommes surpris de voir que leur condition ne s'améliore pas une fois qu'elles quittent leur maison pour un centre ou l'hôpital? Plus de la moitié des personnes âgées qui se retrouvent à l'hôpital perdent des forces au lieu d'en gagner durant leur séjour. Dans les centres d'hébergement, entre 30 et 85 % des résidants souffrent de dénutrition.
«Au Québec, on ignore ce problème, on ne s'en occupe pas, alors ça empire»
- Denise Ouellet, professeure à l'Université Laval
Qui gueulera pour les personnes âgées mal nourries? Imaginons la crise que causerait une nouvelle à l'effet que 80% des petits dans les CPE seraient en état de dénutrition.
Pourtant. Je pleure toutes ces vieilles qui ont nourri le Québec à bout de bras. Mères de familles souvent très nombreuses qui se retrouvent aujourd'hui à se faire un bol de céréales pour souper. Je pleure tous ces pères de familles, pourvoyeurs acharnés pour faire vivre les leurs qui ne se sont jamais mis aux fourneaux.
Aujourd'hui, nourrir les miens m'occupe continuellement l'esprit. Quoi leur offrir? Comment le faire? Pourquoi le faire? Combien en faire? Ça m'habite. Ça revient trois fois par jour, sept jour par semaine, 52 semaines par année. Parfois dans l'angoisse, parfois dans l'allégresse, le plus souvent dans la quotidienneté du temps qui passe. C'est ma vie. Tout comme il y a cinquante ou soixante ans, ça été la leur.
Viendra bien un jour où ils ne seront plus quatre à ma table mais trois. Puis deux. Puis un. Puis plus personne.
Nourrir les miens ne m'occupera plus l'esprit.
Mais qui aura à l'esprit de me nourrir?
vendredi 12 février 2010
Merci Madeleine!
dimanche 18 octobre 2009
Elle a eu un an
dimanche 6 septembre 2009
La table du fêté
Ça été comme ça pour moi. Chaque matin de fête que j'ai eu dans ma vie, je me suis levée avec cette table, spécialement mise en mon honneur par quelqu'un qui m'aime. Aussitôt, savoir que la journée va être toute spéciale, juste pour moi. Même sentiment de bonheur à 10 ans qu'à 30 ans.
Plus que le gâteau, dans ma famille, la table du matin symbolise les anniversaires.Comme celui, des semaines d'avance, de demander au fêté ce qu'il souhaite manger pour son souper d'anniversaire (pizza) et de le laisser choisir son gâteau (vanille de l'espace).








