samedi 19 février 2011

Ça coûte cher

Ça coûte cher l'épicerie.

De juin à décembre, 44 millions de personnes sont tombées dans l'extrême pauvreté suite à la hausse des prix alimentaires. Les cours mondiaux du blé, du maïs, du sucre, du soja, du riz et des huiles alimentaires sont en hausse.



Cette illustration est tirée du blogue de l'illustratrice Geneviève LeBel Les images de Leb. Visitez la!

Alors je ne suis pas folle. Ce n'est pas le cours mondial de l'appétit de mes quatre enfants qui connaît une forte augmentation, c'est ce qu'on mange qui coûte plus cher.

L'envol des prix a déjà commencé à produire ses effets. Dans les pays du Sud, la faim du monde change la donne géopolitique et la colère de la rue va se faire sentir.

Je ne suis pas colère. On gagne bien notre vie, nous n'aurons jamais faim. Je ne peux pas dire par contre que l'augmentation du prix de mon panier d'épicerie me laisse de glace. Depuis à peu près un an j'avoue qu'il y a eu un petit laisser aller. J'ai moins fait attention aux dépenses de nourriture, moins de listes, moins d'achats en gros, moins de prévoyance...

Manger, manger, c'est bien beau. Reste que ça me tue d'avoir l'impression de ne pas en avoir pour mon argent.

Va falloir s'y remettre. Replonger dans la boîte à idées. Je pars à la recherche de trucs pour rentabiliser mon panier d'épicerie...

17 commentaires:

Madeleine a dit…

Moi qui surveille beaucoup les pris, je dirais que le prix des denrées a augmenté d'environ 40%.

Oui, moi aussi suffisamment riche pour m'en tirer. N'empêche. Y'a sans doute quelqu'un qui s'enrichit sur notre dos, et je doute que ce soit les producteurs...

mj a dit…

C'est quasi enrageant. Mais comme vous deux, on ne finira pas à la soupe populaire pour ça. Reste que de jeter de la nourriture, maintenant, ça me met en maudit.
Les coupons rabais, l'épluchage des circulaires le samedi matin avant d'aller à l'épicerie et les achats de groupe sont encore un moyen d'économiser des sous. Mais pas du temps...

Marie a dit…

Chez nous l'épicerie est devenue de plus en plus un sujet d'angoisse. J'achète en gros, on ne mange presque pas de viande (seulement quand des amis producteurs nous en offre), je fais cuire mes légumineuses, mais le coût de l'épicerie monte toujours quand même. J'ai coupé dans le bio, et ça me crève le coeur. Et tout ça, pour enrichir qui ??

La Bergère Brodeuse a dit…

Moi aussi ça m'enrage!!! Nous avons la chance d'élever nos animaux pour la viande, alors c'est une bonne partie du montant de l'épicerie que nous ne voyons plus passer. Idem pour les légumes que nous achetons d'une ferme voisine. Avec le troc entre voisins, on s'en tire bien.

Cependant, on n'a pas encore trouvé comment élever nous même le sucre, le poisson et l'huile d'olive! Avec les grossistes comme "Mayrand" en ville, on peut sauver beaucoup, mais faire 3 1/2 heures de route pour l'épicerie... Disons qu'on en profite pour acheter les ingrédients secs en gros deux fois par année!!

Alors, mon truc, est de canner et de congeler au moment des récoltes. N'ayant pas d'enfants encore(en fait, ça va changer dans 1 mois), j'ai du temps. Avec 4 enfants comme Madeleine et Annie, c'est autre chose... J'espère vraiment être capable de garder le rythme.

Rosemarie a dit…

40%, Madeleine? T'es sûre? J'ai peine à y croire. Si c'est bien le cas, c'est enrageant en effet de penser que l'argent ne va pas au producteur. Que se passe-t-il alors? Les revendeurs profitent de la hausse des prix pour s'en mettre plein les poches?

Annie a dit…

Des chiffres: le sucre +33%; le soja +37%; le café +47%.

L'indice mondial des prix alimentaires de la FAO a grimpé de 43% au cours des 12 derniers mois.

Qui en profite? Les grandes entreprises de négoce en produits alimentaires; les supermarchés, les entreprises de semence et d’engrais; certaines grandes entreprises agroalimentaires.

Qui en paye surtout le prix: Les populations déjà vulnérables des pays en voie de développement.

mj tu as tellement raison quand tu dis: on économise des sous, mais pas du temps.

Alors c'est à la recherche d'un certain équilibre, comme toujours...

(mais avec ma super nouvelle cuisine concept, je vais avoir tellement plus d'espace pour le stockage!!!)

Caro a dit…

Tout comme vous, je que l'Épicerie coûte cher. je suis qqun qui cuisine et qui sait me débrouiller pour réutiliser un restant et faire en sorte d'éviter au maximum le gaspillage. Mais ce n'est pas tout le monde qui à cette patience, l'intérêt et les compétence pour le faire.
Pour ce qui est des producteur de nourriture, je viens du Nord de Lanaudière et il y en a plusieurs dans mon coin. Si vous saviez le gaspillages...
Du genre: Le piment n'est pas comme le commerçant(j'entend ici Métro Iga et les gros nom du commerce!) le veux: on le laisse pourrir dans le champs!
J'ai demandé une fois à un des produteur qui connaissait bien mon bo-père et il m'a dit : Que c'était impossible de fournir '2 marché' Celui des grosses compagnies et celle de la vente à la ferme par lui. IL me disait qu'il avait tout juste le temps pour préparer les choses qui devaient quitter pour les centres de distrubution...et le reste...ben il en prend pour lui, en donne au mexicains et le reste bien il ce perds...C'est vraiment triste!
Un des amis de mon père va même ce promener le soir en 4 roues dans les champs ramasser les légume laissés pour la journée...Moi je suis gêner de faire ça hahaha...Mais bon à chacun ça métode hihihi...

Anonyme a dit…

Woh! En fait, les statistiques disent que le panier d'épicerie québecois moyen a aumenter de 2% en 2010 et augmentera de 4% en 2011. Oui, certains produits ont beaucoup augmenter, mais l'augmentation globale n'a pas tant augmenter que ça. Le 40% est vraiment exagéré, ici, notre épicerie a augmenter d'environ 5$ à 10$ par semaine en ayant une épicerie stable.

Manon a dit…

heu anonyme... c'est quoi ton budget par semaine pour ton épicerie?

Pour 2% en 2010, avec les chiffres que tu donnes (augmentation de 5 à 10$ par semaine), ça nous mène à un panier entre 250 et 500$ :-S (Je suis estomacquée!!!)... Si ton panier d'épicerie est moins élevé, ça veut dire que le pourcentage de 2% ne tient pas la route lui non plus...

Mais ça veut surtout dire que tu as entre 260 et 520$ de moins par an pour la même bouffe...

De quoi réfléchir... Surtout si l'augmentation des prix n'est pas que sur le panier d'épicerie ;)

Manon a dit…

Chez nous, je dirais qu'avec les nouvelles ressources exploitées l'an dernier, j'ai un moment de répis!

Pour combien de temps? Cé pas!

Anonyme a dit…

Manon, le 2% c'est la moyenne québécoise. Dans mon cas, oui, je note une augmentation de beaucoup plus que 2%, comme dans toute moyenne, pour certains, c'est plus, pour d'autre c'est moins. Chez nous, on cuisine beaucoup, c'est surtout des produits bruts que j'achète (farine, sucre, ect), donc je ressens plus l'augmentation. Chez moi, c'est plus autours de 5%, ça m'en coutais 140$ par semaine (on ne variait pas de plus de 2-3$ de plus ou de moins d'une semaine à l'autre), maintenant ça m'en coûte entre 145$ à 150$. J'ai un cahier de prix que je remplis à chaques semaines pour connaître les meilleurs prix en tout temps (semblable à celui que vous pouvez voir sur le blog de Ça coûte un bras), ça permet de vraiment bien évaluer lorsque retourne dans le temps. Pour ceux qui achètent plus de produits transformés, pour le moment, ça n'a pas trop augmenter dans l'ensemble, mais l'an prochain ça augmentera plus. Je repasserai dès que j'aurai un petit moment en pm pour vous donnez le lien des statistiques.

En passant, je suis parfaitement d'accord que l'augmentation fait mal, mais c'est le 40% qui m'a fait tiquer... C'est loin de la réalité.

Manon a dit…

@anonyme...

Si ceux qui achète les denrés en brut comme nous perçoivent plus que 2% d'augmentation... Ça ne sera pas beau ou très déguisé pour ceux qui achètent du tout fait... Lire changement de format pour de plus petits sans que ça en ait l'air... ou changement de composition dans les ingrédients...

Pour ma part, j'apprends à utiliser la ressource de la forêt à même mon terrain depuis 1-2 ans... Au lieu d'un fruit exotique qui a beaucoup voyagé, on apprend a découvrir ce que l'on a directement sur place... C'est étonnant toute la ressource que l'on peut trouver ;) Et aussi comme Bergère le mentionnait, plus de coopération avec les voisins. Ou comme Caro, d'achat et "récolte" de produit que les producteurs laissent sur place faute d'être conforme aux standart des chaines d'alimentation.

Moi, je m'en fous pas mal du standart, il est très bon quand même le légume ou le fruit et ça fait moins de gaspillage... moi c'est le gaspillage qui m'arrache le coeur. Quel luxe notre société se permet pour ainsi gaspiller la ressource... c'est désolant :( Les repères sont tellement perdus. Me semble qu'il faudrait revenir à l'essentiel un peu plus.

C'est pas que j'achête du tout préparé à l'épicerie si je n'ai pas trop souffert de la hausse dans la dernière année, lol!

40% de hausse d'après moi c'est pour certain secteur de l'alimentation... mais il y a un grand écart entre 2% et 40%. Je crois que la réalité pour des gens qui cuisinent beaucoup et en font beaucoup eux-même se situe quelque part entre les deux.

Annie, tu fais jaser!!!

Anonyme a dit…

Oui, il faut mieux exploité ce qu'on a, perso, je vise la plus grande indépendance possible et ça prendra le temps que ça prendra. L'été dernier, j'étais en appartement, pas de possibilité de potager en terre, on avait tout de même 3 plants de tomates en pot et une caissette de plants de haricots. Dans le bois derrière chez moi, on avait une grosse talle de mûres et idem de framboises. On était abonné aux paniers bio aussi, malheureusement, j'habite trop loin maintenant. Cette année, j'ai enfin ma maison et mon grand terrain, j'attends impatiement que le printemps se pointe. En attendant je rêve de mon potager et je passe pleins de temps à regarder ici; http://www.pepinieriste.ca/catalogue.htm . Je commence les conserves tranquillement pas vite. J'ai beau être une maman à la maison, j'ai beau ne pas gagner de salaire, mais tout ce que je fais moi-même de mes mains, je n'ai pas à l'acheter, mon salaire se quantifie autrement qu'avec des dollars tout simplement. On oublie parfois qu'il existe d'autres avenues que la boucle travail/achats.

C'est fou parfois à quel point notre alimentation peut être au centre de notre mode de vie. Notre façon de nourrir notre famille, c'est réellement une façon de concevoir la vie comme vous le dîtes si bien dans votre présentation!

Isabelle P. a dit…

Quand t'as un petit budget, faut s'organiser...
Je fais partie d'un groupe d'achats (fruits, légumes et fromage on regarde pour acheter de la viande en gros bientôt) qui se réunit 1 fois par mois.
Je vais au Costco 1 fois par 6 semaines et j'achète ce qui en vaut la peine (j'achète rien d'autre que ce qui est sur ma liste et déjà calculé comme avantageux).
Je cours 3 épiceries différentes, selon les spéciaux en vigueur.
J'ai une chambre froide et un congélateur coffre, idéal pour l'achat en grosse quantité encore.

Fanny B. a dit…

Waouh! Je suis vraiment une pauvre amateure de l'épicerie organisée, me voilà toute inclinée devant vos initiatives! Moi qui me croyais bien astucieuse d'avoir adopté Adonis pour la commande de base, parce que c'est beaucoup moins cher que Loblaws ou le marché Jean-Talon! J'ai encore bien des croûtes à manger, c'est le cas de le dire! Merci pour ces infos, toutes!

Isabelle P. a dit…

En faisant à souper, je viens de penser quelque chose qui me choque, vraiment! C'est que quand tu es à faible revenu, faire manger de la junk aux enfants est tellement plus abordable que manger sainement!Par exemple, des hot-dog, c'est vraiment pas cher comparativement à un repas de poisson et légumes. Des fois, t'as pas vraiment le choix, faut que les enfants mangent, peu importe ce qui sera servi dans l'assiette.

Bien sur, il existe plusieurs alternatives pour contourner cela, pour augmenter la sécurité alimentaire (ex. groupe d'achats, jardins communautaire, cuisine collective) mais toujours est t'il qu'il faut les connaitre ces choses-là! Il est bien difficile d'atteindre la clientèle vulnérable en plus. :(

Marie a dit…

Je pense qu'étant mères de famille, on comprend toutes l'importance de faire des listes d'épicerie et on cuisine toutes du mieux qu'on peut pour bien nourrir notre monde.

Mais pendant qu'on se creuse la tête en quatre pour cuisiner sainement et pour pas cher y en a quelques uns qui encaissent et qui engraissent sur notre dos. Et on laisse faire. Jusqu'à quand ????