samedi 20 février 2010

Miss Étiquette

En janvier, dans une fête d'enfant, j'ai rencontré Marcela Barragan. Il faut dire que dans une fête, Marcela est difficile à manquer. Vêtue d'un jean, arborant un joli collier de perles et parfaitement maquillée, elle parlait à tout le monde avec aisance, une bonne humeur contagieuse et un charmant accent espagnol.

Marcela est une jolie femme d'origine colombienne. Dans son pays, elle a étudié en relations internationales et diplomatie. À Montréal, elle a décidé de fonder une compagnie de relations publiques et de gestion d'événements. Elle donne également des cours d'étiquette aux adultes... et aux enfants.

Toi, Annie, tes enfants, crois-tu qu'il saurait se comporter à peu près normalement dans un événement, disons, semi-officiel? Tsé, genre, la reine d'Angleterre débarque chez vous pour le souper, tu es confiante ou un vent de panique s'empare de toi?

Je dois admettre que par chez nous, le comportement à table est quelque peu problématique. Oublie leur apprendre à ne pas mettre leurs coudes sur la table, on en est encore à leur rappeler d'utiliser leurs fourchettes... On est vraiment loin, à des années lumière, de ceci:




Je crois que Marcela tient quelque chose. Le savoir-vivre, le respect de certaines convenances, simplement suivre un code social, ce sont des choses importantes. L'étiquette est une façon de montrer aux autres qu'on se préoccupe d'eux. Et puis, y a-t-il quelque chose de plus charmant qu'un jeune homme qui a des manières impeccables? Tu les vois, nos fils, tirer notre chaise à table? Tu crois que leurs pères finiraient par le faire aussi?

L'étiquette n'est pas pour autant synonyme de rigidité. Avoir de l'étiquette, c'est aussi mettre les autres à l'aise. C'est être comme Marcela: s'assoir par terre et jouer avec les enfants, avec son collier de perles; butiner d'une conversation à l'autre en ayant toujours le mot juste; faire sentir à tout un chacun qu'il importe, que sa présence est appréciée; en faire ni trop ni trop peu. Elle est comme ça Marcela. Que veux-tu. Marcela elle l'a.

Après la saison de hockey, quand les choses dans ma maison redeviendront un peu plus calme, j'ai bien envie d'inscrire mes plus vieux à une formation d'étiquette. Et puis, moi-même, d'ailleurs, j'aurais besoin de me faire rafraîchir la mémoire...

Ça t'intéresse, Annie?

4 commentaires:

Annie a dit…

Euh, vent de panique mets-en!

... et même je te dirais, vent de panique à imaginer mes deux grands à un cours d'étiquette.

Ta Marcela, elle perdrait son cool je te jure et moi, j'aurais honte et mes gars, ils ne sauront jamais tirer la chaise aux femmes.

Mais oui, tu peux être sûre que ça m'intéresse. Juste pour voir la scène, ça m'intéresse.

Deal?

France-Andrée a dit…

Annie, je crois que tes gars pourraient te surprendre ;) Et le mot 'jamais' me fait bien rire hihi Les jeunes garçons, qui à 15 ans ne savent pas encore tirer la chaise aux dames, ni se laver régulièrement d'ailleurs, sauront bien vite se transformer en gentleman si cela sers leurs ambitions :D

Ceci dit, je pense que l'étiquette et le savoir vivre, c'est important. C'est vrai que c'est un aspect qu'on oublie parfois dans l'éducation des enfants, préoccupées qu'on est à juste passer au travers du souper sans trop de dégâts... j'en viendrai à ça bientôt :)

Madeleine a dit…

Tu as raison France-Andrée, y'a rien comme des ambitions de jeune homme pour que soudainement tous les consignes de maman soient pris en considération!

Nous aussi, on est en mode survie lors des repas: une repas sans verre renversé, c'est déjà une victoire!

Manon a dit…

Actuellement ma cocotte de 4 ans doit relever le défi de me pas salir son napperon à chaque repas...

C'est vraiment un défi!

J'espère que son frère de 3 ans apprenne en même temps qu'elle ;)

Sinon, chez nous, j'ai commencé à instaurer qu'il faut que tous soit à la table ensemble et rester assis à la table tant que les autres n'ont pas terminé (àa moins que les adultes prennent vraiment leur temps!). Je trouve que c'est mieux depuis ce temps.